La révolte du nouveau collectif Oldartu

Publié le par Mailgorn Gouez

La révolte
du nouveau collectif Oldartu






p006_01_oldartu.jpgUn nouveau front est né. Il rassemble des acteurs sociaux et politiques du Pays Basque nord et a pour ambition de générer un mouvement large et une mobilisation permanente. Une forme de lutte qui s'inspire des événements survenus dans les anciennes colonies françaises, comme la Guadeloupe, la Martinique ou la Guyanne. Le collectif Oldartu-Lutter Ensemble s'est présenté samedi dernier, à Bayonne.

Certes, «la situation politique, culturelle et socio-économique» du Pays Basque n'est pas comparable avec celle des territoires cités, mais le collectif voit d'un bon oeil les acquis des mouvements antillais de cet hiver.


Le nouveau front s'appuie sur un constat : «la dégradation dramatique de la situation, culturelle et socio-économique des classes populaires» et le «besoin d'un système différent». C'est ainsi que s'est réunie une douzaine d'organisations dont : AB, Attac, Batasuna, Collectif contre les violences sexistes, Comité d'action Soule, CNT, ELB, Ikasi eta Irauli, Réagis !, LAB, NPA, Segi, Solidaires.


Elles viennent toutes de la gauche et certaines sont abertzale, et elles ne représentent qu'un «embryon», comme le précisent les promoteurs de cette initiative. Ces derniers souhaitent que le mouvement s'amplifie et accueille d'autres acteurs.


Pour sa part, la CFDT va «se poser la question de sa participation ou pas». Cependant, Michel Larralde s'étonne de la participation de partis politiques «comme le NPA» qui «surfent sur la vague de la crise».


La convergence des luttes

Oldartu se veut en constante évolution. Le collectif part sur une base d'exigences, mais compte s'enrichir de nouvelles revendications au fur et à mesure. Effectivement, Oldartu -Lutter Ensemble est «un point de convergence de différentes luttes».


Le collectif a cependant défini les quatre «thèmes de lutte» : «la défense de l'emploi, la lutte contre la précarité et le respect des travailleurs» ; le respect des «droits sociaux fondamentaux» ; un «mode de consommation et de production soutenable» ; et «le respect des libertés individuelles et collectives». Et pour commencer, Oldartu réclame la fermeture des centres de rétention administratifs, dont celui d'Hendaye, et la régularisation des sans-papiers, refuse «le fichage ADN systématique à l'encontre de dizaines d'habitants du Pays Basque nord», et dénonce la mise en place de caméras de surveillance dans le BAB. Le collectif exige également la disparition de lois dites «de sécurité interne».


À Guadeloupe, par exemple, le LKP (Lyannaj Kont Pwofitasyon) avait défini 146 revendications et les acteurs sociaux sont actuellement en négociation, pour l'application des accords signés le 3 mars.

Source : Le Journal du Pays Basque




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Publié dans Vent Libertaire 29

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