Le premier syndicat de magistrats dénonce la "justice saccagée" de Dati

Publié le par Mailgorn Gouez

Le premier syndicat
de magistrats dénonce
la "justice saccagée" de Dati





PARIS (AFP) - Le premier syndicat de magistrats dénonce la "justice saccagée" de Dati

[La ministre de la Justice Rachida Dati à la sortie du Conseil des ministres le 10 juin 2009. - © 2009 AFP - Gerard Cerles]

L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a estimé jeudi que la garde des Sceaux Rachida Dati avait "saccagé" la justice, dans un contre-bilan faisant écho à celui dressé le même jour par la ministre qui s'est dite "fière" du travail accompli.


"Rachida Dati, la justice saccagée", a titré le président de l'USM Christophe Régnard en introduction d'un texte syndical de quinze pages passant "les 30 +pseudo-réformes+ de Rachida Dati à la loupe" et révélé par le site Mediapart.


Mme Dati, au moment de quitter son ministère pour le Parlement européen où elle vient d'être élue, a affirmé jeudi dans un discours à Paris que "jamais la Chancellerie ne s'était engagée dans une transformation aussi profonde au service de tous les Français".


Des peines plancher contre les récidivistes ("30.000 décisions" depuis août 2007) à la loi sur la rétention de sûreté contre les criminels jugés les plus dangereux ("un condamné placé sous surveillance de sûreté" à ce jour) en passant par la redécoupage des juridictions, "nous pouvons être fiers de tout le travail que nous avons accompli ensemble", a estimé Mme Dati.


"Malgré l'auto-satisfecit de la ministre, il est évident que le bilan est mauvais", a répliqué l'USM.


Le principal syndicat de magistrats a ainsi mis en doute le "résultat tangible" de la réforme sur les peines plancher en soulignant que, "si la délinquance avait baissé de 0,86% en 2008, les violences aux personnes (+2,40%) et les vols à main armée (+15,40%) avaient explosé" par rapport à 2007.


L'USM a également évoqué "des réformes à ce jour ni votées, ni même présentées au Parlement et donc encore moins mises en oeuvre" comme la réforme de la procédure pénale, le nouveau Code de justice des mineurs ou la loi pénitentiaire.


Entretenant des relations difficiles avec Mme Dati, contre laquelle il vient de déposer plainte pour injure, le syndicat a aussi dénoncé "une politique continue de mise au pas des juges et procureurs" et un "refus assumé de toute concertation".


L'USM a enfin insisté sur "l'immensité de la tâche" du successeur de Rachida Dati place Vendôme pour "faire comprendre à l'opinion publique que contrairement aux annonces faites, la justice n'a pas été réformée".

Source : La Croix


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Publié dans Vent Libertaire 29

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