Bastia:10 mises en examen

Publié le par Mailgorn Gouez

Bastia: 10 mises en examen





Dix personnes au total ont été mises en examen mercredi par un juge d'instruction bastiais, dont cinq avec mandat de dépôt, pour leur participation présumée à des incidents en marge d'une manifestation le 4 avril à Bastia, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.Quatre personnes ont été mises en examen dans la soirée après six autres plus tôt dans la journée, a-t-on précisé de même source.

Sur ces quatre dernières mises en examen, deux sont assorties de mandats de dépôt et ont été prononcées pour "violence à l'égard d'une personne dépositaire de l'autorité publique" et/ou "participation à un attroupement sur la voie publique avec ou sans arme après l'ordre de dispersion".Deux autres, prononcées pour le deuxième motif seulement, ont été assorties d'un contrôle judiciaire.

Auparavant, six autres personnes avaient été mises en examen pour les mêmes motifs, dont trois avaient été placées sous mandat de dépôt et trois sous contrôle judiciaire.Treize personnes au total avaient été interpellées mardi à Bastia, Ajaccio et Corte par la Direction régionale de la police judiciaire de Corse dans le cadre d'une enquête sur des incidents qui avaient émaillé une manifestation le 4 avril à Bastia. Trois d'entre elles avaient été remises en liberté sans poursuites.

La majorité des interpellations avaient eu lieu à Bastia. Il s'agit pour la plupart de jeunes gens, lycéens ou étudiants. La manifestation du 4 avril à l'appel de Corsica Libera, avait dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre. Selon un bilan officiel, 70 membres des forces de sécurité avaient été contusionnés ou blessés. Huit avaient été hospitalisés dont trois dans un état grave.

La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, qui s'était rendue le lendemain au chevet des fonctionnaires blessés, a adressé mercredi ses félicitations aux enquêteurs de la PJ de Corse "pour leur minutieux travail qui a permis des interpellations".
La manifestation visait à dénoncer des "violences policières" après la grave blessure d'un collégien le 30 mars à Bastia, lors d'une manifestation contre la condamnation à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans d'Yvan Colonna, pour l'assassinat du préfet Claude Erignac, le 6 février 1998 à Ajaccio.

Source : Le Figaro



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Publié dans Vent Libertaire 29

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