La crise?

Publié le par Mailgorn Gouez

La crise?





Que révèle -t-elle ? Et bien que les pays qui ont adopté la flexibilité sont bien plus dans la merde quand il y a une crise que ceux qui ont limité la casse...que les " amortisseurs sociaux " permettent de moins souffrir... Fillon, l'ombre de Sarko , hypocrite au premier chef, roule des mécaniques en répétant à qui veut l'entendre que la France s'en tire mieux que ses voisins européens! Et pour cause! Si les travailleurs n'avaient pas bataillé pour lutter contre la flexibilité, on se trouverait dans la situation de l'Espagne, de l'Irlande...qui ont été les chantres de la flexibilité, c'est-à-dire avec un taux de chômage catastrophique. On dépassera certainement les 3 millions de chômeurs en 2010 (pour les autres ce sera pire proportionnellement) et ce n'est pas pour nous réjouir car on connaît les perdants, ce sont les travailleurs. En clair, il ne faut jamais écouter les sirènes des politiciens qui se battent contre les supposés verrous des syndicats, ces empêcheurs de tourner en rond. Du moins les syndicats de base. La crise , parlons-en autrement! Les économistes le savent à coup de formules mathématiques et statistiques: ou on augmente le chômage et on diminue l'inflation, ou on augmente l'inflation et on diminue le chômage. Nous sommes contre le capitalisme et nous avons d'autres propositions à faire comme la gestion de la société et de l'économie par les syndicats et les communes pour l'égalité économique et sociale de tous et toutes. En attendant nous ne sommes pas défavorables à l'augmentation de l'inflation afin de réduire le coût du crédit pour tout le monde. Le pouvoir d'achat et la consommation s'en trouveraient renforcés. On peut apurer les dettes comme cela! Les manifestations à retardement du 26mai et du 13 juin n'y changeront pas grand chose, d'ailleurs est-ce le but ? Non, les pieds nickelés du syndicalisme que sont Thibaut, Chérèque et Mailly ne font plus illusion auprès des salariés et des chômeurs,ce sont objectivement des complices et des suppôts du patronat! Aux travailleurs de prendre en main leur destin, on n'a pas de salut à attendre des politiciens!

 

Source : Le Libertaire N°33-Juin 2009 http://www.lelibertaire.org/Libertaire/Libertaire/le%20libertaire%2033.pdf

 

 

 

 

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