Nouvelle répression antisyndicale contre l’USTKE

Publié le par Mailgorn Gouez

Nouvelle répression
 antisyndicale
contre l’USTKE

 


 
Affrontement avec la police et 27 syndicalistes interpellés

 


USTKE POINT SUR LE CONFLIT D’AIR CALEDONIE

 


L’USTKE avait lancé un mot d’ordre de grève générale de 24 heures le jeudi 28 mai, suite au conflit d’Air Calédonie compagnie domestique locale, qui assure le transport intérieur (grande terre/Iles Loyautés) pour dénoncer le refus du dialogue social au sein de l’entreprise et la remise en cause des libertés syndicales. Ce conflit en cours, perdure depuis 2 mois et demi faute de dialogue avec la direction d’Air Calédonie qui refuse catégoriquement les propositions avancées par le syndicat sans jamais négocier.

 


Cette journée de mobilisation générale qui se voulait pacifique et non violente avait pour but, par une présence massive des militants à l’aérodrome de Magenta, de ramener la direction d’Air Calédonie à la table des négociations et de trouver une issue dans un conflit qui n’a que trop duré au détriment des usagers de la compagnie.

 


A plusieurs reprises, les camarades grévistes présents devant l’entreprise se sont faits délogés par les forces de l’ordre alors qu’il n’y avait aucune entrave au service public et à la libre circulation. Nos camarades ont mené leur grève depuis le début dans le respect du service public et des usagers.

Une fois de plus, la réponse de l’Etat a été la répression policière avec attaque violente des forces de l’ordre, gendarmes mobiles et GIPN contre les militants, la criminalisation du droit syndical et de l’exercice du droit de grève.

 


Nous dénonçons les propos et l’attitude du délégué du gouvernement qui qualifie l’action syndicale de banditisme et l’USTKE de preneur d’otages : ce même Etat qui fait du dialogue social, son credo dans les instances locales et qui, dans la réalité, pratique la répression policière. Depuis le début du conflit (un peu moins de 3 mois maintenant), il n’a fait preuve d’initiative, dans la recherche de solution acceptable, se complaisant dans la manipulation de l’opinion publique pour justifier son action et contribuer ainsi au pourrissement du conflit.

 


Vingt sept militants dont le président Gérard Jodar, des membres du bureau confédéral et des responsables de fédérations sont aujourd’hui en garde à vue qui pour certains sera prolongée. D’autres sont dans l’attente du bon vouloir du parquet de Nouméa qui doit décider de leur comparution immédiate ou de leur convocation ultérieure devant le Tribunal Correctionnel.

 


Après la répression policière, la répression judiciaire comme seule réponse !

 


A l’issue de ce cette forte mobilisation dans le cadre de la grève générale de 24 heures lancée par le Bureau confédérale, l’USTKE dénonce l’absence de dialogue social, la répression systématique par les forces de l’ordre des mouvements de grève de notre organisation, la criminalisation de l’action syndicale et de l’exercice du droit de grève.

 


Cette mobilisation de masse des travailleurs n’ayant pas permis de faire évoluer la situation dans un conflit qui s’éternise, les responsables de cet échec assumeront les conséquences des prochaines mobilisations à l’échelle du Pays.

 


En conséquence l’USTKE appelle tous ses adhérents à rester à l’écoute et à s’organiser en vue d’une manifestation d’envergure dans le Pays. Un ultimatum fixé jusqu’au 5 juin prochain est donné pour que soit réglé le conflit Aircal. Passé ce délai, l’USTKE appellera toutes les structures de son organisation à une grève générale illimitée sur l’ensemble du Pays.

 


Le Bureau Confédéral de l’USTKE
Article rédigé par l’USTKE le vendredi 29 mai 2009

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Nouvelle-Calédonie : échauffourées entre syndicalistes et forces de l’ordre

 


NOUMÉA (AFP) — Des heurts se sont produits jeudi matin entre les forces de l’ordre et des militants du syndicat USTKE, qui avaient envahi l’aérodrome domestique de Nouvelle-Calédonie, a-t-on constaté sur place.

 


Une trentaine de manifestants, dont Gérard Jodar, président de l’USTKE (Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités, indépendantistes), ont été interpellés et placés en garde à vue.

 


Très tôt jeudi matin, une centaine de syndicalistes a tenté de pénétrer dans l’aérogare de Magenta et a été repoussée par des tirs de grenades lacrymogènes des gendarmes mobiles et de la police, a indiqué Yves Dassonville, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.

 


Un groupe de manifestants a ensuite découpé le grillage de la piste d’atterrissage située en bord de plage et l’a investie. Plusieurs d’entre eux dont M.Jodar sont alors montés à bord de deux ATR de la compagnie Aircal.

 


"Un engin explosif a été trouvé à bord d’un des avions. Tout ceci n’est pas tolérable. Est-ce qu’on est encore dans du syndicalisme? Non, on est dans du banditisme, et je ne laisserai pas faire", a déclaré à la presse Yves Dassonville.

 


Les équipements électronique des avions ont été manipulés par les émeutiers, et les avions sont cloués au sol pour 72 heures pour vérification, a également indiqué M.Dassonville.

 


Un coktail Molotov a en outre été lancé lors des heurts contre les forces de l’ordre, une centaines de gendarmes et policiers ainsi qu’une dizaine de véhicules.

 


En milieu de journée, le calme était revenu aux abords de l’aérodrome.

 


Dans l’après-midi, le syndicat a dénoncé "la criminalisation de l’USTKE, qui s’inscrit dans une démarche de l’Etat".

 


Un conflit oppose l’USTKE et la direction d’Aircal à propos de la non- reconduction du contrat d’une employée, qui a commis une faute lourde.

 


Un arrangement a été trouvé avec la direction du travail pour le reclassement de cette employée, mais l’USTKE s’oppose à la direction d’Aircal, au sujet de la prise en charge des jours de grève.

 

La suite : http://antirepression.over-blog.com/article-32023674.html

 


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Publié dans Vent Libertaire 29

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