Colère après les arrestations

Publié le par Mailgorn Gouez

Colère après les arrestations

 

Une semaine après les faits, les esprits ne se sont pas apaisés.

 


Mardi dernier, deux enfants de 6 et 10 ans ont été interpellés à la sortie de l'école Aragon de Floirac, et emmenés au poste de police pour une histoire de vol de vélos. Une affaire qui a révolté parents d'élèves, monde éducatif et le syndicat Unsa-police. « L'indignation ne suffit pas. Nous devons manifester notre révolte devant de telles méthodes, ne pas se taire, ne pas laisser passer », s'insurge le SNUipp, syndicat enseignant qui organise aujourd'hui un rassemblement devant le commissariat de Cenon. Il se dit prêt à organiser d'autres actions, afin que ce type d'affaire ne se renouvelle pas.

 

 

« La procédure est légale, tient à préciser le syndicat de police Alliance. Mais elle n'est pas forcément bonne et ce serait bien qu'on adapte les textes à l'âge des enfants. » Plus virulent, l'Unsa-police-Le Syndicat unique dénonce « une pression forte » pour faire du chiffre, et des menaces de sanction très présentes. « La réaction de la population est émotionnelle, reconnaît la direction départementale de la sécurité publique, mais les policiers n'avaient pas d'autres choix : on nous avait signalé le vol d'un vélo et nous ne connaissions pas l'identité des voleurs présumés. Il ne s'agit pas d'une culture du résultat. » Afin de vérifier ces faits, une enquête administrative est tout de même en cours. L'Unsa-police redoute que les agents à l'origine de l'interpellation en soient victimes. « Les directives descendent de Paris, il ne faut pas s'étonner des dérapages, il y a une psychose chez les collègues », précise Aymed Korbosli, secrétaire régional du syndicat.

 

 

Source : Orianne Dupont pour 20 minutes.fr


La suite : http://antirepression.over-blog.com/article-31884501.html

 


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Publié dans Vent Libertaire 29

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