Le "GIGN scolaire" de Xavier Darcos fait l'unanimité contre lui

Publié le par Mailgorn Gouez

Le "GIGN scolaire"
de Xavier Darcos
fait l'unanimité contre lui






La création d'une "force mobile d'agents" ayant le droit "de se rendre dans les établissements rapidement, pouvant constater des délits, confisquer des armes, opérer des fouilles", comme l'a décrite jeudi le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, n'a pas manqué de susciter des réactions négatives, autant chez les syndicats de l'enseignement que dans le milieu politique.

 


Estimant qu'il focalise son attention "sur les agressions avec armes", le SNES-FSU estime que M. Darcos "passe sous silence ce qui constitue l'essentiel de la violence en milieu scolaire : les incivilités, les conflits entre élèves et les agressions verbales". "Les portiques de sécurité et les fouilles ne sont d'aucune utilité dans ce domaine", juge le syndicat. Pour le syndicat lycéen FIDL, créer cette "police des écoles" est une mesure "populiste en pleine période de recrudescence des actes de violences à l'intérieur des établissements scolaires".


SUPPRESSIONS DE POSTES DE SURVEILLANT


De son côté, le Parti socialiste a tenu à souligner la contradiction entre les suppressions de postes de surveillant en milieu scolaire et la proposition de M. Darcos. "Pendant des années il a réduit le nombre de surveillants, donc il a demandé aux enseignants de surveiller les enfants, alors qu'ils ne peuvent pas faire les deux choses, et maintenant il voudrait constituer une espèce de corps spécial, un GIGN scolaire, une brigade scolaire", a estimé le député Jean-Christophe Cambadélis.

 

"Le problème n'est pas tant d'avoir une brigade spéciale ou demander aux enseignants de fouiller les cartables des enfants, le problème est d'avoir un encadrement de surveillants", a-t-il poursuivi, concluant que Xavier Darcos "se moque un peu du monde". "Que veut-il faire croire ? qu'il suffira de faire porter un uniforme de policier aux enseignants pour qu'il n'y ait plus de violence", s'est moquée la porte-parole de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud.

Quant à Philippe de Villiers, il s'est montré compréhensif, jugeant que M. Darcos "souhaite vis-à-vis de l'opinion publique réagir très vite pour dire : 'on fait quelque chose'". "Il faut donner [aux élèves] l'amour de la France, a estimé le leader souverainiste. Il faut, pour qu'ils soient des citoyens qui s'aiment les uns les autres, leur offrir d'aimer quelque chose de plus grand qu'eux".


Source : Le Monde.fr


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Publié dans Vent Libertaire 29

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