Des policiers référents interviennent dans les collèges des Hauts-de-Seine

Publié le par Mailgorn Gouez

Des policiers référents interviennent dans les collèges des Hauts-de-Seine





L'ancien fief électoral de Nicolas Sarkozy a développé une politique pilote que le chef de l'État veut généraliser.

 
La petite trentaine, un gardien de la paix gare son scooter devant un collège des Hauts-de-Seine. Il répond à un appel sur son mobile, puis entre dans l'établissement, où il rejoint un bureau équipé d'un ordinateur portable dernier cri. Le deux-roues, le téléphone et le PC n'ont pas été fournis par la police nationale mais par le conseil général. Cet agent est l'un des vingt-quatre policiers référents qui se partagent cent collèges du «92» pour des missions préventives mais aussi pour y pratiquer la répression en douceur. L'expérience a été lancée il y a quatre ans par Nicolas Sarkozy, quand il présidait ce département. Et le chef de l'État est bien décidé à la voir s'étendre à l'ensemble des établissements qui connaissent des problèmes de sécurité.

 


Au départ, les collèges locaux disposaient, comme bien d'autres, d'officiers de prévention. La dizaine d'agents, jusqu'alors essen­tiellement dédiés aux actions de sensibilisation des élèves aux dangers de la drogue ou du racket, a touché des renforts et s'est spécialisée. Une formation leur a été dispensée par l'inspection d'acadé­mie, pour les initier aux subtilités de la vie scolaire. Toute latitude a été donnée à l'équipe enseignante pour imaginer le meilleur moyen d'intégrer le policier. Les privilégiés ont eu droit à leur propre bureau. D'autres assurent une simple permanence une à deux fois par semaine. Certains principaux de collèges se limitent à des contacts téléphoniques en cas de problème. «Mais, au moins, ils se connaissent et se sont échangé leurs numéros», se félicite un responsable local de la sécurité publique.

 

«Beaucoup de préjugés sont tombés»
Le policier référent peut prendre des plaintes au sein même du collège ou faire des rappels à la loi sous l'autorité du procureur. L'école, de fait, n'est plus un sanctuaire. Un officier de police le dit : «La formule est efficace quand un principal veut faire les gros yeux à un élève en rupture qui n'a pas encore versé dans la délinquance.» Les agents, à le croire, savent «trouver les mots». Il y a parmi les policiers référents un bon tiers de femmes. Le directeur départemental de la sécurité publique du «92», Christian Sonrier, a tenu à ce que l'agent soit toujours en tenue, pour bien l'identifier aux yeux du personnel et des élèves du collège.

 


Police et éducation ont appris à mieux se connaître. «Beaucoup de préjugés sont tombés, des deux côtés», assure un principal de collège. Mais surtout, «l'intégration du policier dans le paysage scolaire permet de traiter en amont les petits soucis qui peuvent dégénérer», ajoute-t-il.

 

 

Au-delà de la répression douce, des audits de sécurité sont aussi réalisés. Un lieutenant de police féminin évalue ainsi les points névralgiques des établissements : failles d'accès, points de fixation des bandes, secteurs mal sécurisés ou mal éclairés aux abords des collèges.

 

 

«La vidéosurveillance est une réponse parmi d'autres», assure un policier. Faire ouvrir les sacs ? «Mais les surveillants le faisaient autrefois !», réagit-il. Les «forces mobiles d'agents» envisagées par Darcos seraient, à l'entendre, la version collective de la formule très concluante du policier référent. Pour les cas extrêmes.


Source : Jean-Marc Leclerc sur Le Figaro.fr

La suite : http://antirepression.over-blog.com/article-31729773.html

 


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Publié dans Vent Libertaire 29

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