Sayed Nasrallah: le 7 mai a épargné à Beyrouth une guerre confessionnelle

Publié le par Mailgorn Gouez

Sayed Nasrallah:
le 7 mai a épargné à Beyrouth 
   une guerre confessionnelle  

 

 



Leila Mazboudi 
 
 
 
15/05/2009 Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a révélé que les évènements du 7 mai de l'an 2008 ont permis "d'éviter le pire qui était planifié pour le Liban, notamment une conflit interne entre les Sunnites et les Chiites".
 
S'exprimant lors d'une cérémonie de remise de diplômes universitaires à plus de 2500 étudiants de la Mobilisation estudiantine du Hezbollah, Sayed Nasrallah répondait directement aux assertions véhiculées par les candidats aux élections législatives du mouvement du Futur, qui ne cessent d'exploiter ces évènements dans leur campagne électorale, pour barder de critiques l'opposition libanaise, et en particulier le Hezbollah: " Ils ont cru que notre refus d'évoquer ce sujet, depuis l'an dernier, comme étant un signe de honte et de faiblesse de notre part, (…) non nous n'avons pas honte de ce que nous avons fait, (..) ce sont ces évènements qui épargné à la capitale une guerre civile (…) et qui ont remis le Liban sur la voie de la solution politique (…)", a répliqué le numéro un du Hezbollah, selon lequel ce jour es un jour de gloire de la résistance islamique.
Evoquant l'accord du 17 mai, qui avait été conclu en 1983 entre le gouvernement libanais et l'entité sioniste, le commandant de la résistance s'est désolé que ceux qui l'ont signé soient considéré par quelques libanais comme étant "les héros de l'indépendance et de la souveraineté", alors que "ceux qui ont lutté et se sont sacrifiés pour faire avorter et accord qui a humilié le Liban, le soumettant  aux conditions israéliennes sont désormais accusés de collaboration, et de dépendance pour l'extérieur".
à l'ombre  de l'échéance électorale législative prévue le 7 juin prochain, Sayed Nasrallah a réitéré l'attachement de l'opposition au principe du partenariat politique, en cas de victoire de l'opposition estimant toutefois que si la majorité actuelle s'obstine à refuser de toute participation, l'opposition est disposée à diriger seule le pays.
LES IDEES PRINCIPALES DU DISCOURS
Je vais vous parler de vous, de la promotion d'étudiants baptisée Hajj Ridwane, ( pseudonyme du commandant martyr de la résistance islamique Imad Moughniyé) du Liban et de questions libanaises, car nous sommes dans une phase très importante,  notamment celles des élections; puis je parlerai de deux stations importantes: celle du 17 mai ( en allusion à l'accord conclu en 1983 entre le gouvernement libanais et l'entité sioniste) et celle du 7 mai ( en allusion aux combats qui ont éclaté l'an dernier)
(…)
 Votre promotion porte le nom du martyr hajj Ridwane, je voudrai signaler quelque chose sur ce commandant que peu connaissent.  En parallèle à ses efforts dans le domaine militaire, il a toujours encouragé les combattants de la résistance à ne pas abandonner les bancs des universités; il tentaient de leur fournir le moyens financiers pour poursuivre les études universitaires; cette quête est fondée sur une vision stratégique à long terme , car notre résistance qui est basée sur la volonté et le sacrifice est aussi fondée sur la connaissance et l'intelligence, ce que notre ennemi nous a reconnue sur les champs de la bataille, voire sur d'autres scènes, notamment dans le domaine de la guerre psychologique, et du perfectionnement des compétences et des tactiques, jusqu'au point de parvenir à former notre propre école militaire propre à la résistance, qui ne s'inspire ni de l'est ni de l'ouest, mais élaborée grâce aux combattants de la résistance
(…)  ce grand nombre de diplômés, jeunes hommes et femmes du cœur de cette catégorie de croyants et de moudjahidines donne une image resplendissante de ce parcours de la résistance, de sa foi, de son humanisme, de son nationalisme, de son assiduité, de sa connaissance, ses actions et ses efforts pour le futur (..)
Vous présentez  l'image du croyant qui n'a pas laissé la pauvreté le détourner de poursuivre ses études et qui malgré le petit nombre ne s'est pas résignés à se détourner de la résistance du combat pour la liberté; vous êtes l'image du croyant qui aspire à la  justice et au bonheur parmi les gens.
 
Vous présentez l'image d'une force et un message clair de tous ceux qui doutent de la capacité des forces de l'opposition à diriger le Liban dans tous les domaines et spécialités et qui véhiculent que si l'opposition l'emporter, elle va surement échouer
Je dis à tous ceux qui misent sur notre échec, nous aimerions que vous participiez avec nous, lorsque nous vaincrons, mais si vous vous obstinez à  refuser,  nous dirigerons le pays seul. Je leur dis que la réponse se trouve dans cette cérémonie où il y a 2883 diplômés. je leur dis que ceux qui ont pu grâce à leur volonté de vaincre l'armée la plus puissante dans la région, soutenu par des super puissances, peuvent diriger des pays cent fois plus forts que le Liban.
Comme certains nous accusent de vouloir fonder un empire dans la région, alors 10 Km2 ne seront pas difficiles pour nous
 
Nous  sommes devant une nouvelle phase qui nous incombe des responsabilités à part entière, celle de construire notre patrie, un pays fort  et juste à la fois, car force la force sans justice n'est qu'oppression et dictature, et la justice sans force est sans défense.
Nous aspirons à un Liban où tous ces citoyens et familles sont égaux en droits et en devoirs, une patrie avec un seul peuple et  un seul état, il faut se débarrasser aussi bien en public qu'en privé de parler de peuples libanais; nous sommes un seul peuple, nous n'avons pas le complexe de parler de diversité culturelles (..)
La diversité culturelle, religieuse et intellectuelle est un don et une miséricorde que nous pouvons transformer en un atout de force dans notre pays et dans le monde.
Nous somme un seul peuple et nous avons tous les mêmes intérêts dans toutes affaires de notre existence, les mêmes intérêts sécuritaires, économiques, éducatifs, en tant qu'individus, familles, partis politiques, régions catégories,  même si nous exprimons ces intérêts de façons différentes.
Nous devons nous débarrasser de ce discours sur la quantité et de la qualité;  la pauvreté traverse toutes les confessions, la dignité et hélas la collaboration avec l'ennemi aussi. Nous devons voir notre peuple en tant qu'un,  et lorsqu'il y a des déchirures et des divergences on doit travailler ensemble pour y remédier.
Nous aspirons à un Liban uni en tant que territoires en tant que peuple et qu'état. Raison pour laquelle nous avons refusé les projets de divisions du Liban (…) Je ne crois pas après l'échec de tous les projets scissionnistes qu'il y a quelqu'un qui envisage encore de le diviser (..)
Nous disons à certains hommes politiques qui leur passent toujours à l'esprit la formule du fédéralisme que nous  aspirons à un Liban en tant qu'un seul peuple, une seule terre, un seul état, un seul régime,  Liban ne supporte aucune formule de fédéralisme;
 
Notre Liban est une patrie libanaise par excellence, mais sans racisme, sans sentiments de supériorité raciale à l'égard de notre entourage arabe particulièrement.
Notre Liban une patrie d'obédience arabe mais sans fanatisme car le racisme et le fanatisme nous rappelle l'époque préislamique qui n'a aucun lien avec l'Islam, la raison, l'humanisme ou la religion.
Sur ces thèmes là, les Libanais ne sont pas en désaccord pas, mais ils pourraient l'être dans leur interprétation et leur application.
C'est pour cela que nous avons suggéré dans notre programme formation d'un haut –comité  pour éliminer le confessionnalisme politique, comme ceci avait été stipulé par les accords de Taëf.
 
Nous étions précis dans notre programme politique: nous n'avons pas dit que nous voulions éliminer le confessionnalisme politique… nous voudrions que ce haut-comité prenne tout son temps pour étudier cette question, pour savoir s'il faut qu'on continue dans la formule politique actuelle, dans ce cas on le ferait en procédant à quelques développements. Mais s'il faut éliminer le confessionnalisme de notre système; dans ce cas, il faudrait mettre un plan et élaborer l'alternative à laquelle tous devraient convenir. Nous insistons qu'il faut alors éviter d'éviter tout empressement; nous ne voulons pas que les choix soient imposés, sachant que tout amendement nécessite des discussions profondes pour parvenir à une entente nationale (..)
Nous aspirons à un seul état, je ne voudrais pas défendre le Hezbollah, mais depuis notre création, nos n'avons jamais exercé de d'hégémonie  dans les régions; je me souviens lors du retrait israélien, j'avais dis de Bin Jbeil que nous ne sommes pas une alternative à l'état libanais, nous lui avons proposé de lui livrer les agents d'Israël.
Nous n'avons jamais prétendu être un état ou une quelconque autorité, alors que pendant plus de trois décennies, les autres qui nous font du chantage ont exercé le rôle de l'état dans des cantons (..)
 
Nous sommes pour un état fort, qui dispose d'un gouvernement fort, et d'un parlement représentatif, d'un pouvoir judiciaire fort, et d'une armée forte et de forces de sécurité efficaces.
Oui, il y un point sur lequel nous ne sommes pas d'accord, est celui lié à la résistance, à son armement, et à la stratégie défensive du Liban.
Nous considérons qu'il  n'y aucune contradiction entre la cohabitation entre un état libanais fort et une résistance;
Seul un état fort qui peut défendre son peuple peut dire aux résistants d'aller chez eux, de reprendre leurs travaux et leur vie normale… 
 
Nous aspirons à un état qui exerce une politique administrative efficace, nous sommes pour la décentralisation administrative, et une loi électorale moderne qui accorde la représentation proportionnelle des citoyens;
 
Nous aspirons à un état qui peut résoudre les problèmes économiques et sociaux, contrairement à ce que nous avons observé dans les années passées,  qui est sincère dans ses effort pour un développement équilibré ente les différentes régions libanaises, ce qui est possible en réactivant le ministère de la planification et qui agit en fonction de cet équilibre qualitativement et quantitativement.
C'est pour cela que je dis aux diplômés que  vous êtes devant une tâche pénible.
Nous  avons besoin de gouvernement  qui prenne à sa charge de subvenir aux besoins de gens, de répondre aux problèmes vitauxau lieu de s'engluer dans des différents politiques et des manigances, et dont ils savent que même si le monde entier en venait à les appuyer, elles ne leur serviraient à rien.
 
Nous aspirons à un pouvoir judiciaire indépendant de toute ingérence politique, officielle ou non officielle;  non, nous n'avons pas de pouvoir judiciaire indépendant: ns avons de juges: d'aucuns sont honnêtes et libres, tandis que d'autres  sont malhonnêtes et corrompus. Dites  mois quelle juridiction honnête donc celle qui emprisonne ceux qui ont collaboré pendant des dizaines d'années avec l'ennemi sioniste, commettant la haute trahison, pendant  quelques mois seulement pour les relâcher ensuite,  ce qui les a poussé à récidiver  et à commettre encore plus d'actes de collaboration; Alors qu'elle a emprisonné pendant 3 ans et 8 mois des officiers innocents sans éléments d'enquête. c'est une honte que celui qui a collaboré avec l'ennemi sioniste soit jugé pour 3 mois.
Nous n'avons pas fait ce que toutes les autres résistances ont fait, et qui avaient créé  leurs propres tribunaux, pour punir les collaborateurs. Une fois j'ai dit à l'ambassadeur de France, après l'incident qui est survenu à Lionel Jospin alors qu'il était en visite à l'université de Bir Zeit, je lui ai dit de saluer le président Chirac de ma part et d lui dire que notre résistance est plus civilisée que la résistance française, qui a jugé plus de 10.000 collaborateurs, alors que nous n'avons touché à aucun des collaborateurs de l'armée de Lahad; maintenant, il va y avoir d'aucuns des forces du 14 mars qui va nous dire que ceci a eu lieu durant la tutelle syrienne, je leur dis comment expliquer l'emprisonnement des 4 officiers sans accusation.
Franchement, nous sommes pour le partenariat au pouvoir, nous somme en faveur d'un gouvernement d'unité nationale; ils veulent le présenter comme étant une expérience déchue, nos considérons qu'il n'en est pas ainsi.
ce genre de gouvernement est le seul qui prend en considération les composantes politiques du peuple libanais, et celui qui remporte les élections avec une simple majorité de 50+1 ou 2 députés ne convient pas pour le Liban, que ce soit pour la majorité et pour l'opposition.
Lorsqu'on dit que le Liban a ses particularités, il faut agir en sorte de les prendre en considération; Sinon, si vous voulez une démocratie, il faut donc une loi électorale qui adopte la proportionnalité à la base d'un Liban qui équivaut une seul circonscription électorale;
 
Pour ce qui est du tiers de veto au sein du gouvernement, je conseille au courant du Futur de réviser tous les gouvernements précédents qui avaient été dirigés par le martyr Rafic Hariri: lui-même en personne m'avait confié qu'il n'acceptait nullement de diriger un gouvernement où il n'aurait pas le tiers des ses membres. La dernière fois qu'il a refusé de diriger le gouvernement, c'est parce qu'il n'a pas eu ce tiers.
D'un autre côté, le retour à la chanson du partage à trois, sachez que ce sont eux qui l'on créée et qui l'ont pondue, personne de l'opposition n'a parlé de partage à trois, et personne dans l'opposition ne sait si le critère de ce partage est confessionnel, politique ou autre;  ils ont lancé ce thème pour acculer l'opposition en position de défense, nous n'avons jamais posé cette question, et ne devrions pas y répondre.
Le fait de l'avoir lancé n'a qu'un but: ouvrir le feu contre les chrétiens de l'opposition, et en particulier contre le chef du Courant patriotique libre, le général Miche Aoune.
 
 En principe, elle devrait plaire aux chiites, ainsi qu'aux sunnites, de sorte que chacune des deux communautés disposeraient du tiers du pouvoir (alors que les deux communautés se partagent entre eux deux 50% de ce pouvoir alors que l'autre moitié bénéficie aux Chrétiens).
Ce partage à trois insinue que les dirigeants des chrétiens de l'opposition ont fait une transaction avec l'opposition pour baisser leur part de l'état de la moitié au tiers…
Ceci n'a rien de vrai, à savoir qu'à Jezzine, toute baisse de la part du courant dans la liste a été strictement refusée.
 
Franchement, nous sommes pour le partenariat au pouvoir, nous somme en faveur d'un gouvernement d'unité nationale; ils veulent le présenter comme étant une expérience déchue, nos considérons qu'il n'en est pas ainsi.
Ce genre de gouvernement est le seul qui prend en considération les composantes politiques du peuple libanais, et celui qui remporte les élections avec une simple majorité de 50+1 ou 2 députés ne convient pas pour le Liban, que ce soit pour la majorité et pour l'opposition.
Lorsqu'on dit que le Liban a ses particularités, il faut agir en sorte de les prendre en considération; Sinon, si vous voulez une démocratie, il faut donc une loi électorale qui adopte la proportionnalité à la base d'un Liban qui équivaut une seul circonscription électorale;
 
Pour ce qui est du tiers de veto au sein du gouvernement, je conseille au courant du Futur de réviser tous les gouvernements précédents qui avaient été dirigés par le martyr Rafic Hariri: lui-même en personne m'avait confié qu'il n'acceptait nullement de diriger un gouvernement où il n'aurait pas le tiers des ses membres. La dernière fois qu'il a refusé de diriger le gouvernement, c'est parce qu'il n'a pas eu ce tiers.
D'un autre côté, le retour à la chanson du partage à trois, sachez que ce sont eux qui l'on créée et qui l'ont pondue, personne de l'opposition n'a parlé de partage à trois, et personne dans l'opposition ne sait si le critère de ce partage est confessionnel, politique ou autre;  ils ont lancé ce thème pour acculer l'opposition en position de défense, nous n'avons jamais posé cette question, et ne devrions pas y répondre.
Le fait de l'avoir lancé n'a qu'un but: ouvrir le feu contre les chrétiens de l'opposition, et en particulier contre le chef du Courant patriotique libre, le général Miche Aoune.
 
 En principe, elle devrait plaire aux chiites, ainsi qu'aux sunnites, de sorte que chacune des deux communautés disposeraient du tiers du pouvoir (alors que les deux communautés se partagent entre eux deux 50% de ce pouvoir alors que l'autre moitié bénéficie aux Chrétiens).
Ce partage à trois insinue que les dirigeants des chrétiens de l'opposition ont fait une transaction avec l'opposition pour baisser leur part de l'état de la moitié au tiers…
Ceci n'a rien de vrai, à savoir qu'à Jezzine, toute baisse de la part du courant dans la liste a été strictement refusée.
 
 
 
Nous à l'opposition ne devrions pas restés en position de défense. Nous sommes pour le partenariat politique et la participation de tous au sein du gouvernement, nous sommes pour l'étude de l'élimination du confessionnalisme politique, pour l'application des accords de Taëf, et pour développer notre système politique en douceur…
Nous aspirons aussi à un état qui puisse se défendre, sans avoir besoin de la FINUL avec tout le respect  que nous leur devons, ce sont nos invités au sud, et sans besoin de services sécuritaires étrangers. Nous en tant que Libanais avons des compétences sécuritaires et militaires capables de former de telles services…
Maintenant j'en viens à l'accord du 17 mai, il est triste que ceux qui ont lutté contre cet accord signé par le régime libanais qui a voulu soumettre le Liban aux conditions israéliennes, qui voulait assujettir  le Liban derrière au projet israélien; soient devenus les héros de l'indépendance et de la souveraineté, alors que ceux qui ont lutté contre cet accord, et se sont sacrifiés pour le faire avorter  soient considérés comme des traîtres et les maîtres de la dépendance pour l'extérieur. N'est-ce pas là une grande injustice historique? Maintenant ils vont dire que le Sayed est en train d'utiliser le langage de traîtrise ; c'est l'histoire, et je ne décrète pas des jugements, l'histoire doit rester vivante, non pas pour nous venger les uns des autres, mais pour ne pas être manipulés de nouveau…
 
Nous voulons un état puissant et non un état mendiant qui attend que Netanyahou lui concède un morceau de terre en saison électorale.
Je vous rappelle que pendant des jours du mois de mai, notre peuple au Liban sud, des hommes et les femmes a pris d'assaut des barrages israéliens et ont créé le miracle du siècle, celui de la libération. C'est ce Liban là auquel nous aspirons.
Il y a quelques jours, nous avons commémoré le 7 mai, c'est un sujet que nous nous sommes engagés à éviter pour ne pas susciter les sensibilités, alors que nous sommes en période électorale. Or l'autre partie ne cesse de l'évoquer, comme si elle a considéré que notre silence revenait à un sentiment de honte, de faiblesse ou d'embarras.
J'ai trouvé de mon devoir de commenter cette question, par fidélité pour le sang pur de ceux qui ont été tués le 7 mai et pour soulever l'ambigüité qui pourrait être provoquée, et pour révéler une partie des réalités : je rappelle à ceux qui parlent du 7 mai qu'il faut qu'ils évoquent ce qu'ils ont fait le 5 mai.
Il suffit de lire le rapport de Vinograd (sur les causes de l'échec israélien lors de la guerre de juillet 2006 contre le Liban) et qui conseille de démanteler le réseau de communication du Hezbollah.
Doutez-vous que les Israéliens voudraient espionner les réseaux de la téléphonie mobile et fixe??
 
L'un des armements le plus important durant la guerre de juillet a été ce réseau car il est presque impénétrable par les écoutes.
Le 5 mai, le gouvernement s'est réuni et a pris la décision de démanteler ce réseau, sous prétexte qu'il est illégitime (…) et qu'il constitue une atteinte à la souveraineté de l'état, et de traduire en justice tous ceux qui sont liés à ce réseau.
 
L'ancien gouvernement illégal devrait savoir que le 5 mai est un jour honteux de son histoire parce qu'elle a voulu faire ce qu'Israël a été incapable de faire durant 33 jours
La deuxième question est de savoir pourquoi des milliers de combattants ont été apportés d'en dehors de Beyrouth, et pourquoi a-t-on voulu transformer Beyrouth en une ville grouillant de milices camouflées dans des bureaux privés de services sécuritaires, leur distribuant des armements. Qui a donc distribué les combattants dans les appartements de Beyrouth??
Quel plan était entré en action?
 
Le plan s'attendait après que le gouvernement ait pris cette décision à plusieurs types de réaction: soit le Hezbollah l'accepte et se contente d'organiser quelques mouvements de protestation. Soit il le refuse et dans ce cas, il entre en conflit avec l'armée libanaise. Ceux qui prétendent veiller aux intérêts de l'armée, voulaient que celle-ci  soit confrontée au Hezbollah. Or il s'est avéré que l'armée est réellement nationale et a refusé de le faire; Même une étude commandée par des parties étrangères avait conclu que jamais l'armée libanaise n'irait combattre la résistance. C'est pour cela qu'ils ont décidé de la priver de toute assistance. Ce qui constitue une médaille d'honneur pour notre armée et la preuve qu'elle vraiment la garante de l'état.
Il ne restait plus alors que la discorde. Des milliers de combattants auraient du alors contrer le Hezbollah. (…) Le plan voulait prendre Beyrouth vers un conflit confessionnel qui durerait plusieurs semaines et au bout duquel des forces étrangères supplémentaires seraient conviées.
Ce qui s'est passé le 5 mai était fait pour être exécuté, ce qui explique les contacts téléphoniques entre ceux qui étaient chargés de la faire appliquer avec les Etats Unis, l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Ce n'est plus un secret.  
Ce gouvernement illégitime avait pris la décision de prendre le Liban vers une guerre civile ente les Sunnites et les Chiites, et maintenant, ils veulent l'imputer au Hezbollah. Ce n'est pas grave ceci ne nous portera pas grief.
 
 
Je voudrais dire à tous les Libanais, mais en particulier aux Sunnites et aux Chiites, voire à nos chers habitants de Beyrouth que ce qui s'est passé le 7 mai a mis fin rapidement à ce plan de guerre civile à laquelle il planifiant pour brûler la ville. Le 7 mai a préservé les maisons d'être brûlées et les familles de prendre le chemin de l'immigration, c'est la gloire du sang de nos martyrs.
Je me suis tu tout au long de cette année par compassion, mais maintenant, après tout ce que j'ai entendu, je le déclare haut et fort, le 7 mai a été un jour honorable des jours de notre résistance.
En final, le 7 mai a mis le Liban sur les rails de la solution, et l'a sorti de l'impasse dans laquelle on l'a mis, c'est lui qui a poussé les Libanais à aller vers le dialogue, et à finalement élire un président de la république, et puis à former un cabinet d'union nationale.
L'année de stabilité que les Libanais ont vécue est due au 7 mai et au sang des martyrs qui  sont tombés ce jour là.
J'entends des slogans de partout qui disent que nous n'allons pas oublier le 7 mai;
Sachez que nous voulons nous aussi que vous n'oubliez pas. Il ne faut jamais oublier le 7 mai pour que les bêtises qui l'ont provoqué ne se répètent pas;
 
Quant aux hommes que vous avez apportés des autres régions, du Akkar, de la Békaa, tout le monde sait que ce sont des hommes, et non pas des lâches. Ils n'ont pas fui le combat; vous les avez apportés pour tuer leurs familles, les gens de leur peuple, pour combattre la résistance que tout arabe fier de l'être considère comme étant la fierté de la nation, ils n'avaient pas de motivation, parce qu'on a voulu les emmener dans la fausse bataille, à laquelle ils n'y croient pas.
 
Nous ne voulons ni le 7 mai, ni le 17 mai, nous voulons la coopération, le partenariat, nous voulons dépasser le passé et coordonner nos efforts, pour construire notre pays et le sortir de ses diverses crises, (..)
Quelque soient les résultats du scrutin, nous avons besoin de cette solidarité et de cette coopération pour reconstruire le Liban(…)

 
article complet : http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=85727&language=fr


Publié dans Vent Libertaire 29

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