Ils sont en taule en France pour leur engagement : écrivez-leur !

Publié le par Mailgorn Gouez

Ils sont en taule en France
pour leur engagement :
écrivez-leur !

 

 


ACTION DIRECTE


Georges Cipriani

5250 / 2108
M.C. Ensisheim
40 rue de la 1re Armée
68190 ENSISHEIM

 

 


Jean-Marc Rouillan

Hôpital Nord, UHSI

15 chemin de Borély

13015 Marseille

 

 

Régis Schleicher

10286
C.P. Clairvaux
Ville-sous-la Ferté
10310 BAYEL

 

 



DHKP-C


Erdogan CAKIR
N° 289707/div 1 / 46
42, Rue de la Santé
75674 PARIS CEDEX
France (le 11 février 2009)


Sefik SARIKAYA
N° 289706 Cellule 1/107
Maison d'Arrêt de la Santé
42, Rue de la Santé
75014 PARIS
France (le 11 février 2009)


Veli YATI
Maison de la Santé A Bloc 234
42, Rue de la Santé
75014 PARIS
France (le 11 février 2009)


Ilker ALCAN
N° 367 643 D4
Maison d'Arrêt de Fleury-Merogis
7, Avenue des Peupliers
91705 SAINTE GENEVIEVE DES BOIS/ PARIS
France (le 11 février 2009)

 




 

FARL


Georges Ibrahim Abdallah
n° d'écrou 2117,
CP Lannemezan
204 rue des Saligues
BP 70166
65307 Lannemezan Cedex

 

 





AFFAIRE DE TARNAC


Julien Coupat
n° 290173
Maison d'arrêt de La Santé
42 rue de la Santé
75674 Paris Cedex

 

 

 

 

 


Coupat :
La fabrique d'un présumé coupable

 


http://juralibertaire.over-blog.com/article-30330478.html
Depuis six mois, Julien Coupat est en prison sous la fantastique inculpation de «direction d’une association de malfaiteurs et dégradations en relation avec une entreprise terroriste». On est très loin des fers à béton placés sur les caténaires, auxquels aucune preuve ne le lie. La justice ne peut se fonder sur un procès d’intention. Que Julien Coupat ait écrit L’insurrection qui vient —


L'insurrection qui vient
Comité invisible


L’INSURRECTION QUI VIENT

 


Rien ne manque au triomphe de la civilisation.
Ni la terreur politique ni la misère affective.
Ni la stérilité universelle.
Le désert ne peut plus croître : il est partout.
Mais il peut encore s’approfondir.
Devant l’évidence de la catastrophe,
il y a ceux qui s’indignent et ceux qui prennent acte,
ceux qui dénoncent et ceux qui s’organisent.

Le comité invisible est du côté de ceux qui s’organisent.

 


ce qui n’est pas prouvé —, ne peut fonder une culpabilité. Quelle est cette démocratie qui retient le délit d’opinion, allant jusqu’à interroger l’éditeur de cette réflexion philosophique et politique ? Que L’insurrection qui vient soit une critique radicale et parfois hostile du système social français ne signifie pas que ses auteurs ou inspirateurs soient des «terroristes». Que Coupat ait été un militant anticapitaliste actif et résolu, c’est sûr. Mais, comme le montre l’enquête de notre journaliste Karl Laske, à trop vouloir prouver, la police et la justice cornaquées par Alliot-Marie ont créé de toutes pièces une menace et un groupe terroriste ironiquement nommé la «cellule invisible». On sait aujourd’hui que Coupat et ses proches ont fait l’objet d’une surveillance constante mais qui n’a jamais rien démontré ni d’illégal ni de violent. Et aujourd’hui, comme pour justifier a posteriori ces intrusions et flicages, le gouvernement continue à faire de Coupat le chef d’orchestre d’une vaste conspiration. La police a négligé d’autres pistes, notamment celle des activistes allemands qui ont revendiqué les sabotages. Parce que cette affaire est politique, la justice se doit d’être exemplaire. La détention de Julien Coupat est injustifiée.


François Sergent

 

 

 

 

 

Un nouvel espace anarchiste à Paris...

Depuis des années, les militantes et militants de la Fédération anarchiste,

aidés par une multitude de sympathisants et sympathisantes, ont développé des

outils au service de l'idéal anarchiste.

En 1977. ce fut notre journal, Le Monde libertaire, qui devint hebdomadaire et

en 1981, la librairie du Monde libertaire (Publico), entrait dans ses murs au

145 de la rue Amelot. En 1998, Radio libertaire quittait une location à

Montmartre pour un nouveau studio en propriété.

Et finalement, en 2001, achat d'un local pour le Monde libertaire.

Aujourd'hui, l'occasion nous est donnée d'agrandir l'espace militant parisien

en nous portant acquéreur d'un local d'environ 140 m2 qui se trouve à côté de

la libraire, au 143, rue Amelot. Cet espace permettrait la tenue de réunions

publiques telles qu'une Université populaire libertaire, un ciné-club, des

cycles de formation anarchiste, des débats, des rencontres avec des auteur-e-s, des expositions d'Art.

C'est dans cette perspective, qui pourrait se concrétiser au mois de juin.

que nous lançons dès à présent une souscription sous deux formes:

des dons, par chèques, qui serviront au financement de rapport en numéraire,

des prélèvements qui permettront de rembourser un prêt que le Crédit

Coopératif est disposé à nous accorder.

La décision de réaliser cet achat sera prisepar notre Congrès fédéral de fin

mai 2009 en fonction de tous les engagements financiers reçus. Les chèques et

avis de prélèvements reçus ne seront pas mis en circulation avant juin 2009.

Relations intérieures de la FA, Administration Publico

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Programme insurrectionnel

 

 

 

 

 

 

 

 


EMOREJ Archibald
La stratégie de l’État est claire et lisible. Adossé aux agents du spectacle, aux penseurs médiatiques de sa caste, aux aristocrates des grands groupes et aux armes de sa police, il laisse la situation se détériorer à un point tel que la loi martiale effective n’est plus qu’une question de semaines. Cette stratégie désastreuse, expérimentée dans l’histoire et remise au goût du jour dans les Antilles françaises accouche du plus noir tableau pour les libertés du peuple, le droit inviolable de sa libre expression et de son devoir sacré d’auto-détermination.
La crise est un complot.

Après une décennie où les élites ont essayé de plonger le monde dans une guerre totale et globale qui aurait pris naissance au moyen-orient, agitant le spectre des guerres de civilisations, des guerres religieuses et des guerres à mort pour les matières premières, l’ordre du jour est au chaos général dans chaque pays occidental ou occidentalisé. La crise ? Mais c’est un complot ! La situation ne peut pas échapper aux banques et aux pouvoirs, seraient-ils assez veules pour nous faire croire que tout leur échappe et qu’ils n’y peuvent rien ? Ils le sont. Ils parlent de crise du siècle alors même que nous ne sommes qu’à l’aube d’un millénaire qu’ils veulent écraser sous leurs bottes. Ils parlent de 1929 en oubliant, omission ordurière, que cette crise a été fomentée par les banques privées de la réserve fédérale américaine, donc parfaitement contrôlée et radicalement fidèle à leur plan. Les médias nous assomment de terreur en prédisant une descente vertigineuse dans les enfers de la récession, ou de la dépression suivant le canal que l’on écoute, préparant les esprits à l’apocalypse que seul pourra résoudre un État policier sans autre dogme que la force brutale. Les agitations, les insurrections, les révoltes, tout le beau monde n’a que ce mot à la bouche... Plan de propagande pour apeurer les propriétaires et ceux qui s’accrochent à leurs salaires. Ils nous parlent de matelas social au lieu de parler de ce cache misère sordide, de cette natte rongée par les rats épaisse d’une poignée d’euros... Est-ce que le smic, le rmi, le rsa, les quelques pièces jetées à ceux de tout en bas suffiront à faire taire le souffle de la révolte ? C’est une insulte de poser la question ! C’est une révolte qu’ils veulent ? Ils auront une révolution !

Défier la misère.

Défier la misère c’est défier sa fatalité. C’est défier les sens communs qui sortent de la bouche de ceux dont la vie n’a rien de commun. C’est défier la soumission journalistique, cracher à la gueule des faiseurs de consul, vomir les contemplations abêtissantes du spectacle, hurler comme des fauves que le système n’est pas mauvais que depuis une dizaine d’années, que le capitalisme est bien une haine de l’humanité. Défier la misère c’est élever des barricades aux stupides analphabètes historiques qui miaulent pour le retour du capitalisme à papa et, finalement, défier la misère c’est préférer le cocktail enflammé à la gueule des maitres du monde aux allocations quémandées par d’invisibles comités.

Aujourd’hui ceux qui se battent contre les lois scélérates, les lois racistes et génocidaires, les lois des riches qui protègent leurs misérables Rolex, les lois fascistes pour un nouvel ordre mondial, tous sont criminalisés. Ceux qui luttent pour un logement digne, pour l’indépendance alimentaire et énergétique, une juste répartition des richesses, un accès à l’éducation pour tous, une éradication de la morale consumériste, pour la fin de la société des mafias et du secret, pour une civilisation nouvelle d’hommes et femmes sages et éclairé(e)s, et surtout, honte déjà indélébile de l’histoire contemporaine, ceux qui luttent pour le respect des droits de l’Homme et contre les directives de la honte, contre la morale fasciste, ceux qui luttent pour nos frères et sœurs des pays appauvris, contre les multinationales et leurs saloperies à travers le monde entier, eh bien tous ces hommes et femmes supérieur(e)s promis(e)s aux livres d’histoire à la page des Danton, Camille Desmoulins, Victor Hugo, Louise Michel, Jean Moulin, eh bien tous risquent leur liberté et leur vie.

Si nous sommes contre, et radicalement contre, il n’y a aucune posture de conciliation à accepter, aucune discussion sur les termes de réformes ou autre légalisme, compassion absurde pour le bourreau de l’humanité. S nous sommes contre, il faut le dire, l’écrire, le crier, et lutter, quelque soit la forme du combat, contre le système et les responsables de ce spectacle, et s’il faut aller plus loin que des coups de pieds aux culs et des textes assassins, s’il faut appliquer la justice populaire aux multinationales et états-mafias, s’il faut traverser les mers et les déserts pour prendre le fusil de la fraternité, s’il faut trainer les maîtres à terre jusqu’à l’aveu de leurs crimes, s’il faut brûler la société de l’abondance, du gâchis, et se mettre à dos tous les petits fascistes du confort quotidien, s’il faut encaisser des années de prison et se coucher au son des balles ignobles des mercenaires, eh bien qu’ils sachent que c’est exactement la posture que nous nous engageons à tenir, parce qu’aucune autre solution n’est possible sinon regarder en végétaux aliénés la déchirante destruction de notre monde et la mort des enfants de demain. Oui, l’Histoire continue pour le monde meilleur que nous voulons tous, un monde débarrassé des fascistes, de leur goût morbide du passé, de leur chronique amnésie, et de leurs lois de sang.

Parce que j’aime la France.

Parce que j’aime la France, le bleu de mes yeux et le blanc de ma peau rougissent des menteurs et des traitres, ces petits hommes d’ailleurs à l’humanité suspecte qui ont baffré l’universel au banquet de la mort, laissant à mes frères et sœurs des horizons lointains la curée des os morts.

Quand je pense National je pense aux troupes de Valmy, l’armée de tous les français, aux FFI du Vercors, l’honneur de tous les français, aux gardes nationaux de 1871 et aux internationalistes partis en Espagne hisser haut la fraternité et la solidarité pour les valeurs de la seule France qui vaille qu’on meurt pour elle. Tout le reste ne vaut pas le clou enfoncé dans les pancartes aux belles lettres sur les murs de nos villes. Les perruqués, les roitelets, les petits empereurs et leurs généraux, les républicains assassins qui souillent le nom des rues alors que le sang de mes aïeux a disparu dans des tranchées de batailles inutiles et amorales. De Austerlitz à Diên Biên Phu, de Camerone au Djebel algérien, aujourd’hui en Afghanistan pour faire plaisir à l’oncle Obama, le sang des miens a été vendu aux nauséeux principes du capitalisme, de l’impérialisme, et les coupables n’ont jamais rien payé. J’en veux aux riches, le cul assis sur leur tas d’or, de n’avoir pour les jeunes rien d’autre que l’ambition d’en faire des massacrés où des massacreurs. Et l’ailleurs me déteste comme on déteste le meurtrier de sa famille, le violeur de sa sœur, le voleur de sa dignité ancestrale.

Parce que j’aime la France, la reproduction du tableau de Delacroix guide ma liberté. Elle s’affiche sur l’un des quatre murs de mon taudis, à côté d’une œuvre plus personnelle qui proclame mort aux cons. N’est-ce pas cela mon pays, cette belle femme sur le tableau de Delacroix, cette guérillera poitrine offerte aux balles des tyrans pour la liberté de tous ? Je ne veux que celle-là comme couverture, je me débrouille très bien sans elle, mais si revient le froid, l’hiver et les pleurs, les miens ou ceux de mes frères et sœurs, c’est cette couverture qui me protégera, et ce n’est que cette étoffe protectrice que je pourrai offrir. Plus encore : pour elle je donnerai mes poings, ma rage et beaucoup de ma vie, parce que ce peuple et cette liberté, alors, c’est mon père et ma mère.

Mort aux cons, c’est autre chose : un patrimoine national que de cracher à la gueule de la gestapo de service. La police, ces pauvres d’esprit, ces malheureux dégénérés d’appuyer les actes barbares des élites, cette mafia drapée dans la loi, ne sert qu’à disperser la rage positive du peuple, à l’infantiliser, à le rabaisser tant et si bien que la présomption de culpabilité est la base de son action. La police c’est Versailles, la police c’est Vichy, la police c’est l’ennemi de l’intérieur vomi d’un ministère amer. Un délinquant n’est rien d’autre qu’un être debout qui refuse le salariat, et comme le salariat n’est rien d’autre que l’esclavage, un délinquant a dans la sang le même bouillonnement que celui des révoltés du tiers-états.

Et les fous, les tueurs et les violeurs, qu’en ferons-nous sans la maison poulaga ? Ce ne sont que de pauvres victimes sociales devenus assassins à leur tour, aveu de l’égoïsme de nôtre société, de son horreur de l’humain, de son mépris des horribles conditions sociales, culturelles et éducatives qu’elle impose massivement. Nous, comme un peuple digne et fier, parce que juste et fraternel, nous n’avons pas besoin d’une milice terroriste (qui terrorise) aux ordres des bourgeois pour faire régner la bonheur. Nous nous organiserons bien mieux nous-mêmes, avec des valeurs bien différentes les mêmes que celles de ce tableau, là sur le mur de mon taudis, ils ont tous des armes, des sourires et la joie libertaire allume leurs grands yeux noirs.

Parce que j’ai été au collège Louise Michel et au lycée Auguste Blanqui, j’espère que mes enfants iront au lycée J.M Rouillan et à l’Université Guy Debord. Et pour cela, et avec tous les vrais patriotes pour un monde meilleur, j’appelle à l’insurrection.

Les Que faire et qu’en faire ?

Quelques soient, et pour des raisons bien différentes, les conséquences des moments révolutionnaires, il n’y a pas de modèle et la révolution n’étant pas un produit commerciale, elle ne s’importe ni ne s’exporte. Le fait commun est la conscience de l’oppression et son degré de violence. Qu’il soit le fait d’un peuple, d’une partie d’un peuple ou d’une avant garde, seule compte la réalité de l’oppression. Mais la conscience de l’oppression, au vu du monde médiatique actuel, est loin d’être évidente pour les français. Espérons qu’ils apprennent vite des frères et sœurs antillais(es) ainsi que des groupes et penseurs libres qui s’essoufflent à le crier depuis si longtemps. Parce que la propagande ne laisse pas d’espace à l’esprit critique, elle transforme en bien n’importe qu’elle ignominie. La grande majorité occidentale n’a pas conscience de collaborer au pire système, génocidaire pour l’humanité, destructeur pour la planète et tyrannique pour eux-mêmes.

Ce monde est éminemment contre révolutionnaire, c’est-à-dire qu’il moque, déprécie et criminalise la critique en même tant qu’il étouffe, trahit et prostitue l’auto-critique. La dépression généralisée, l’avalanche de frustrations, la négation du développement personnelle au profit du modèle capitaliste, toutes ces peines quotidiennes ne sont pas reconnues comme la conséquence du modèle de civilisation imposée mais comme une fatalité humaine. Ainsi se vérifie cette ancienne loi, la force du tyran ne repose que sur l’acceptation de l’état de tyrannie par ses sujets. L’oppression, chacun l’endure mais personne n’en identifie la cause.

C’est en toute conscience que l’occident déferle sur le monde, assassine, vole et détruit, acceptant cet état de fait comme indépendant de sa volonté et de ses actes. La conscience du contrôle sur sa propre destinée n’existe pas, par les même mécanismes qui ont plongé l’occident dans l’acceptation de la scolastique divine pendant des siècles. Un jour pourtant, grâce au travail des Lumières et à la dignité des révolutionnaires l’ordre ancien a été balayé. Aujourd’hui c’est cet ordre bourgeois, devenu ancien et mortel pour l’humanité, qu’il faut balayer.

Où naissent les révolutions ? A la différence des coups d’état, du cirque électoral et des agitations littéraires, un réel mouvement populaire debout pour la refonte du rapport de forces nait, grandit et meurt dans l’espace publique, dans la rue. En amont était la formation des brigades révolutionnaires, leur préparation à ce travail de porte-voix des idées neuves. En aval la désignation juste de représentants pour porter le projet constitutionnel, politique, sociale et humain. Mais l’espace publique garde la main. Là, sur le pavé, dans l’échange le plus naturel, le plus direct, le plus productif, déjà vivent toutes les possibilités, toutes les radicalités et tous les contre-pouvoirs.

La situation est celle-ci, les forces mobilisées pour un projet révolutionnaire doivent prendre l’espace publique. On peut constater aujourd’hui que l’atomisation de la population, sa réduction à la partie congrue de son individu propre, seul et inoffensif, est une arme aussi efficace que dix escouades de policiers. La contestation libertaire, armée de feuille de choux trisannuels et d’une armada de penses-bêtes numériques, ne vaut pas la botte d’un guérillero. C’est certes plus confortable, aussi confortable que de designer d’ex-rebelles libertaires aux rédactions des journaux nationaux. Ça calme, soit et la petite foule des révolutionnaires booléens. Simplement, fut-elle numérique, la posture de papier n’est qu’une posture, à la première lâcheté elle se fait imposture. Le seul droit collectif de contestation est résumé aux règles du jeu politique, au balai des partis, aux lentes échéances du vote et à la tricherie des classes dirigeantes. C’est un leurre, un piège, tant que l’espace publique ne devient pas le terrain essentiel, de formation, de lutte et d’explication de la révolution, tant qu’il reste aux mains des classes dirigeantes, l’avenir révolutionnaire en Occident ne saura dépasser les résultats des compagnons de la lutte armée de la fin du siècle dernier.

Voilà le point essentiel, si cette convergence d’esprits, d’analyses, de révoltes du verbe armé ne débouche sur aucune action concrète et durable dans l’espace publique, s’il ne sert à désenchainer les électeurs-consommateurs-salariés, s’il ne sert à décretiniser les générations nées dans le monde spectaculaire du capitalisme concentré, s’il n’afflige pas de peur la caste dominante, il est inutile. L’espace publique est le seul lieu ou la communauté peut outre-passer son rôle de spectatrice et devenir actrice. C’est un principe social, la volonté d’un groupe n’est que la matérialisation de cette volonté dans l’espace publique : la foule. La masse, en tout cas l’unité dans le refus d’un ordre administratif, oppressif, un colosse de papier protégé par une force armée, de la matraque à l’article lambda du code pénale. Regardez l’ennemi ! La matérialisation de l’ordre dirigeant ne se suffit pas de la télévision, ou de tout autre propagande. L’ordre doit affirmer sa force réelle dans des défilés militaires, des démonstration de police, des occupations permanentes de l’espace, elle doit occuper avec ses milices, sa rhétorique et sa morale tout l’espace publique, non seulement comme élément de sa propagande mais également pour en interdire l’accès à toute forme de contestation. Les lettres, les déclarations, les constitutions, les lois, rien n’existe sans la démonstration de la force qui les soutient. La force du système ne peut se résoudre à être une force virtuelle, cathodique ou numérique, elle doit être vue et comprise comme une violence d’état par tous les citoyens, elle doit donc investir et quadriller l’espace publique. Force de l’ordre, publicité, etc,etc...

Programme insurrectionnel.

Il faut mettre l’État en faillite, que sa vraie nature explose aux visages des citoyens. Faillite sociale, faillite humaine, faillite politique et faillite policière. Les gros bras de l’état, les polices sous tous leurs uniformes, ne servent que pour l’argent. Ces guêpes de l’ordre fonctionnaire en sont les mieux payés, bien plus que les professeurs et instituteurs de nos écoles. Une fois en cessation de payement, rien ne protégera plus l’élite de sa base révoltée. Les villes doivent être sous contrôle des brigades de révolutionnaires, les voies de communications bloquées et le pays plongé dans le noir médiatique. Les murs feront des supports de bonne qualité et trois cagettes une estrade suffisante. L’administration ancienne doit être balayée et les communes insurrectionnelles proclamées. Les plus motivés seront de l’avant-garde, pour expliquer au peuple endormi par des décennies de propagande débilitante les vérités qu’on lui cache et le principe supérieur de la révolution. Le changement par et pour tous. De sorte que les institutions de la République soient caduques, l’Élysée et Matignon hors-notre-loi et la constitution annulée.

La constituante est alors en ligne de mire, interdite à tous ceux qui ont occupé des mandats ou postes de courtisans sous la cinquième république, de la base se noue le projet d’une société nouvelle, et les aéroports seront largement ouverts pour que les rois d’hier devenus rats s’échappent retrouver leurs millions volés aux français. Le chantier est immense, le projet d’une vie, un projet social bien différent des vies schizophrènes promises par le monde du spectacle. Certains pourrait croire à une folie. Ce n’est rien de cela, c’est un programme insurrectionnel.

Tout cela ne se fera pas sans quelques cranes fendus, et si le futur n’est pas écrit à la virgule près, ce n’est pas qu’il n’existe pas, c’est simplement que la responsabilité et l’avis de chacun ne peut pas se décider de manière unilatérale. Un projet révolutionnaire ne peut pas se subordonner aux principes dictatoriaux et élitistes de l’ordre actuel de la démocratie élective, cette réalité inversée de la liberté. La désorganisation de la riposte ne sera que la preuve de sa vraie nature, la représentation complète de la société française, multiple dans sa différence, indivisible dans sa rage. Unie contre le même ennemi, celui-ci n’a aucune chance, celui-ci n’aura plus l’occasion de détruire nos vies, de les mener à l’abattoir du capitalisme et de nous entrainer dans la collaboration aux désordres meurtriers du monde. Demain, encore une fois, ce n’est rien d’autre que la révolution.

Je ne vous pose alors que cette question : Où serez-vous demain ?

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article8081

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


http://fastrasbg.lautre.net/?Le-capitalisme-a-un-malaise-Aidons

Tract fédéral

 

Le capitalisme a un malaise...
Aidons-le à mourir !

Le vendredi 30 janvier 2009

Faillites de certaines banques, nationalisations partielles de certaines autres afin de les sauver du naufrage, les riches ont commencé à casser leur jouet à force d'en abuser et ont fini par se faire peur. Que la spéculation produise des « bulles », une économie virtuelle, n'est pas un dysfonctionnement, c'est l'économie financière « libérée des contraintes » de l'Etat telle que l'ont souhaitée les libéraux de droite et de gauche. Que les banquiers spéculent sur le fait que les pauvres ne pourront pas rembourser leurs emprunts et pourront ensuite leur confisquer leurs biens n'est pas une dérive du capitalisme mais le travail d'escrocs qui opèrent en toute légalité. Que les traders spéculent sur la spéculation elle-même afin de gagner toujours plus et toujours plus vite, c'est aussi l'évolution naturelle du capitalisme libéral. Et quand certains accusent les paradis fiscaux, ils omettent de dire que ceux-ci sont incontournables dans le système capitaliste.

Et pour nous, ceux de la « France d'en bas », faut-il avoir peur ? Les riches ont poussé le bouchon un peu loin, ont perdu au jeu, et alors ? Alors voilà qu'ils ne veulent pas payer de leur poche. Il faudrait que le bon peuple se serre la ceinture et, évidemment, ne revendique plus car ça pourrait mettre en péril l'emploi... Est-ce que ce sont les travailleurs qui mettent leur emploi en péril avec la spéculation et les délocalisations ?

Les récents chiffres du chômage sont-ils la conséquence de la crise ou bien sont-ils seulement plus ou moins trafiqués que d'habitude ? On nous promet encore plus de chômage et des conditions plus dures pour les chômeurs que l'on va culpabiliser toujours plus, comme s'ils étaient responsables de la « bulle spéculative », comme s'ils étaient responsables des délocalisations. Dès les premiers jours qui suivirent la dégringolade boursière, on nous annonçait des milliers de suppressions d'emplois dans le secteur automobile, mais aussi dans nombre d'industries diverses. On voit bien que la crise est aussi un prétexte. Dès les premiers fléchissements de toutes les places boursières dans le monde, les économistes en vogue dans les médias nous ont annoncé un tsunami de licenciements. Et ça ne traîne pas ! Les patrons « dégraissent » comme au bon vieux temps, qu'ils soient ou non directement victimes de la « crise ». Et c'est par milliers que les grandes entreprises jettent les salariés.

La nouvelle frilosité des banques à accorder des crédits ne justifie pas le renforcement de l'exploitation. Ceux qui ont perdu au jeu veulent se « refaire » et ils entendent se payer d'une part sur le contribuable et d'autre part à l'aide d'une exploitation toujours plus rigoureuse des travailleurs, de l'employé jusqu'au cadre. Par rapport à ça, la promesse de sanctions contre les responsables ne consolera pas les licenciés de partout et ne comblera pas non plus le manque à gagner des capitalistes... car sur le long terme, ils n'ont pas perdu ! Ils ont seulement gagné moins qu'ils ne le prévoyaient. Par contre, pour les SDF d'aujourd'hui et de demain, la perte est tout à fait concrète. Quant à l'éventualité d'un plafonnement des salaires les plus hauts, c'est tout simplement du foutage de gueule quand on sait que les plus riches trouvent la plus grande part de leurs revenus bien au-delà de leurs salaires (dividendes, stock-options...).

Et ce n'est bien évidemment pas ça qui empêcherait une nouvelle crise. Et d'ailleurs, ce ne fut qu'une rumeur, les dernières mesures annoncées sont une timide politique de relance, dignes d'un keynésianisme dégonflé. Ce plan serait-il plus audacieux qu'il ne changerait rien au fait que sauver le capitalisme n'est évidemment pas notre objectif en tant qu'exploités.

A l'échelle de la planète, les Etats empruntent des sommes astronomiques (plusieurs milliers de milliards d'euros) pour les prêter aux banques afin qu'elles se remettent sur pied. Qui va payer les intérêts ? Les contribuables, les consommateurs... Pourtant, il n'en faudrait pas tant pour résoudre les problèmes de faim dans le monde, par exemple. Pendant ce temps, l'Etat français trouve de l'argent pour construire de nouvelles prisons mais n'en a pas pour embaucher des enseignants. Au contraire,il en diminue le nombre. Il n'en faudrait pas tant non plus pour loger les SDF, il suffirait d'ouvrir les portes des logements vides. Il est clair qu'il ne faut pas compter sur l'Etat pour ça... Il n'y a rien de défendable dans ce système.

Allons-nous laisser le système capitaliste se refaire une santé à nos dépens sans réagir ? Nous savons depuis longtemps que nous ne pouvons pas faire confiance aux exploiteurs pour parvenir à un monde en paix dans lequel personne ne crèvera de faim et/ou de froid, y compris dans les pays riches. Sortir de la crise en relançant la croissance ? Ayons le courage de dire non : la croissance ne résout pas tous les problèmes. Réfléchissons : plutôt que de foncer dans le mur en gaspillant les ressources naturelles et en enrichissant les riches, si tous ensemble, au lieu de cette funeste perspective, nous mettions en place un monde vivable pour tous ?

Face au danger du partage généralisé de la misère, la Fédération anarchiste l'affirme : le capitalisme ne s'effondrera pas seul sous le poids de ses contradictions, il va falloir le mettre à bas nous-mêmes ; pour cela, un seul moyen, : bloquer par la grève générale expropriatrice le fonctionnement de l'économie, puis réorganiser sans Etat ni patrons chaque secteur de la vie sociale ; il faudra impérativement neutraliser les chiens de garde que sont les appareils bureaucratiques des organisations syndicales, qui ne manqueront pas de voler au secours du Medef en présentant comme une victoire d'ampleur le gain d'une broutille comme une prime de transport ou une hausse des salaires microscopique, il faudra neutraliser aussi les partis d'extrême gauche, qui ne manqueront pas de siffler la fin de la récré pour nous imposer par un processus électoral la mise à mort de la révolution sociale...

C'est maintenant que tout se joue ! Mettons à bas le capitalisme ! Exproprions ! Autogérons !

Fédération Anarchiste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Vent Libertaire 29

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