Lundi 9 novembre 2009
A l’identité nationale
nous préférons
l’identité internationale !






"Le Gouvernement et le Président de la République, ainsi qu’une majorité de parlementaires, ont décidé qu’il fallait maintenant parler de "l’identité nationale française".

Le FHaine des Le Pen père et fille, mais aussi d’autres groupuscules dits "identitaires", d’extrême droite, ont immédiatement emboîté le pas pour faire de la surenchère. On n’en attendait pas moins d’eux !

Nous ne sommes pas surpris non plus par la résurgence des lubies d’une madone du Poitou qui se rêve en Marianne moderne, ni par les chuchotements de pucelle effarée d’une opposition fantoche.

Tous ceux là ont donc décidé qu’en cette période où le capitalisme international se gave sur le dos de tous les travailleurs, où le capitalisme TUE, où les patrons et actionnaires apatrides pillent, oppriment, suicident, et sont non seulement impunis mais même pas poursuivis, il fallait parler du drapeau tricolore, de la Marseillaise.

Qu’on devait se demander si pour être un "bon Français", il fallait porter un béret basque plutôt qu’un foulard, une crête, un bonnet ou rien du tout.

Qu’il fallait parler du "droit du sang" aussi peut être ? Et pourquoi pas, de la "race" ?

Nous pensons qu’il ne faut pas refuser ce débat, parce que, tout simplement, on ne pourra pas en refuser au moins la médiatisation et la manipulation, et donc qu’au contraire, il faut y entrer à fond.

Mais pas selon LEURS RÈGLES ni selon LEURS TERMES.

Ce débat est biaisé si on leur en laisse le monopole, il faut donc le "débiaiser" !

C’est pourquoi à "l’identité nationale", nous avons, nous, choisi de répondre par "l’identité INTERNATIONALE".
A la race, à la nationalité, au nationalisme, nous opposons la CLASSE et d’internationalisme.

Notre nation, sur une planète régie par le capitalisme mondialisé, c’est notre classe, celle des prolétaires, des exploités et des exclus du MONDE ENTIER.

Notre patrie, c’est la SOLIDARITÉ de classe, la lutte contre le capitalisme et le respect de la dignité de l’être humain, quelle que soit sa couleur, son ethnie, son origine.

Au drapeau tricolore, nous opposons le drapeau rouge et noir.

A la Marseillaise, nous opposons l’Internationale.

Aux départements et au centralisme jacobin, nous opposons La Commune.

A l’unité de la nation et à l’État bourgeois, nous opposons la fédération, et l’union d’êtres libres en fonction de leurs intérêts réels.

A la liberté d’aller et venir pour se vendre pour manger ou pour exploiter ses frères, nous opposons la liberté d’aller et venir pour se cultiver, se faire soigner, tomber amoureux ou écrire un roman qui aura le prix Goncourt*.

A la citoyenneté issue de l’accident de la naissance, nous opposons la citoyenneté issue de la réalité du travail et de la contribution à l’intérêt général d’un peuple, d’une classe.

A l’Histoire de France lisse et glorieuse qu’un "bon Français" est supposé connaître et dont il faudrait "être fier", cette histoire qu’on pose en référence dans les écoles, nous ajoutons (liste non exhaustive) :

les camps d’internement des réfugiés espagnols, les 162 manifestants balancés dans la Seine par Maurice Papon, la torture en Algérie, la colonisation et le pillage, jamais achevés, de l’Asie, de l’Afrique noire et du Maghreb, aujourd’hui l’Afghanistan, les camps de rétention, la "jungle de Calais"...

bref, toutes ces choses hideuses accomplies au nom de "la République", pour lesquelles la grande "Nation française" n’a jamais demandé pardon ni même reconnu ses torts, et auxquelles elle n’a pas encore mis fin.

Face aux attaques nationalistes, ne BESSON pas notre pantalon et portons haut les couleurs et les valeurs de la lutte de classe, du combat pour la fraternité réelle !

IDENTITÉ INTERNATIONALE
des Papiers pour tous ou des Papiers pour personne !
Renvoyons les 3.000 contribuables fraudeurs d’impôt en charter en Suisse, exilons les "bons Français" de souche qui vivent à Monaco ou au Luxembourg pour des raisons fiscales.

Interdisons le territoire français aux représentants internationaux des fonds souverains et autres "hedge funds" venus se remplir les poches après avoir dépouillé nos usines.

Confisquons les avoirs et saisissons les immeubles de tous ces ennemis déclarés du peuple de France et des prolétaires.

Bannissons les voleurs qui pillent notre pays et réduisent la majorité du genre humain en esclavage.

Et donnons à Mamadou, Tang, Idriss, Fatima... qui bossent ici, cotisent ici, consomment ici, paient leurs impôts ici, la nationalité française !

IDENTITÉ INTERNATIONALE
des Papiers pour tous ou des Papiers pour personne !
LA PAROLE EST A VOUS A PRÉSENT, HUMAINS AU GRAND CŒUR, DÉFENSEURS DE LA CLASSE DES TRAVAILLEURS ET DES EXPLOITES, ET COMBATTANTS INTERNATIONALISTES !

*Pour se rafraîchir la mémoire, MM. Besson, Sarkozy, Le Pen et autres "défenseurs de l’identité nationale" :

Atiq Rahimi, Goncourt 2008, né en Afghanistan

Andréï Makine, Goncourt 1995, né en Sibérie

Amin Maalouf, Goncourt 1993, né au Liban

Tahar ben Jelloun, Goncourt 1987, né au Maroc

Anna Langfus, Goncourt 1962, née en Pologne

Vintila Horia, Goncourt 1960, née en Roumanie

Romain Gary (une deuxième fois sous le pseudonyme d’Emile AJAR en 1975), Goncourt 1956, né en Lituanie..."

Avec une mention particulière pour Romain GARY/Emile AJAR, de son vrai nom KACEW, qui, en plus de nous avoir donné ce qui s’inscrit encore parmi les plus belles pages de notre littérature "française", a eu "le mauvais goût" d’être lituanien ET juif, et a été un résistant pendant la seconde guerre mondiale compagnon de la France Libre et de Gaulle dans les FAFL...Il aurait sans nul doute été révulsé d’horreur par "la France " que vous tentez de nous imposer depuis des décennies et DONT NOS NE VOULONS PAS.


http://bellaciao.org/fr/spip.php?article93613

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Jeudi 5 novembre 2009
Un peu plus de répression



Lire la suite des consignes de Brice Hortefeux

http://bilinfo.free.fr/Infos/ministere.pdf

Reçu par E-Mail


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Mardi 27 octobre 2009
Appel européen pour la restauration et le renforcement
du droit du travail et des droits
syndicaux au sein de
l’Union européenne





Alors que depuis plus de trente ans maintenant l’imposition de la flexibilité dans l’organisation du travail a conduit à une forte dégradation du statut des travailleurs de la fonction publique et du statut des travailleurs salariés du secteur privé, ainsi que de leurs conditions de rémunération, une offensive encore plus profonde contre le droit du travail s’est mise récemment en place et s’amplifie d’année en année depuis que la Commission européenne en 2005 a décrété qu’il était nécessaire de « moderniser le droit du travail ». Depuis lors, tant à travers des mesures nationales (comme les diverses réformes en France qui ont déstabilisé le code du travail en profondeur) que par le biais d’interventions de l’Union européenne, les droits les plus centraux constituant le cœur même du droit du travail et du droit syndical ont subi des attaques puissantes, indignes de systèmes politiques qui se réfèrent à la démocratie.

La grande majorité de la classe politique composant l’Union européenne et celle des Etats-membres aide le monde patronal dans ses ambitions de régressions sociales ; le bilan qui en résulte sur la situation des droits du travailleur aujourd’hui partout en Europe est dès lors déplorable :

- le contrat de travail à durée indéterminée est présenté comme obsolète et à faire disparaître au plus tôt ;

- le statut de fonctionnaire garantissant un emploi stable et une rémunération liée à des évolutions barémiques régulières est en train de devenir une « espèce en voie de disparition ». Or elle permet l’indépendance des agents et la garantie de l’égalité de traitement des citoyens ;

- les protections contre le licenciement sont fortement revues à la baisse ;

- le droit au départ à la retraite et au financement collectif d’une pension de retraite permettant une vie digne ont été sérieusement réduits ;

- la garantie de pouvoir bénéficier dans la durée d’un revenu de remplacement décent par rapport au dernier salaire via l’allocation de chômage lors de la perte de son emploi a été considérablement diminuée.

Cent millions de personnes au sein de l’Union européenne vivent dans la pauvreté dont 48% sont situés dans l’Europe des 15, et le nombre de travailleurs pauvres s’accroît d’année en année : ils sont plus de 10% par exemple en Italie ou en Espagne. Comme si cela ne suffisait pas, les Autorités de l’Union européenne ont pris récemment des décisions intolérables :

- La Cour de Justice de l’Union européenne, par ses arrêts récents (Viking, Laval, Rüffert, Luxembourg) réduit violemment les droits sociaux fondamentaux : elle confirme la suprématie de la liberté d’établissement et de la liberté de prestation de services sur le droit de grève, elle attribue un pouvoir d’appréciation au juge national sur la légitimité d’une grève, elle dévalorise les conventions collectives qui ne sont pas d’application générale, enfin elle impose aux États les libertés commerciales comme éléments indiscutables de l’ordre public et limite l’ordre public social à un socle minimal décrit dans une directive dont cela n’était pas l’objet (détachement des travailleurs, 1996).

- La Commission, le Conseil et le Parlement ont adopté un règlement qui sera d’application partout en Europe en décembre 2009 (Règlement CE n°593/2008) et qui assimile le contrat de travail à un simple contrat civil entre parties considérées comme égales.

Ces nouveaux éléments indiquent clairement l’intention des Autorités européennes d’abolir peu à peu le droit du travail comme domaine juridique spécifique et non assimilable à des relations civiles privées. Ce faisant, elles nous font replonger au 19ème siècle, époque au cours de laquelle le droit civil régnait en maître dans les relations de travail et où c’est la voix de l’employeur qui prime toujours sur celle du travailleur, celle du fort sur celle du faible.

L’ensemble des signataires s’élèvent fermement contre ce processus rétrograde. Ils lancent un appel pour que les nouveaux élus après les votes européens de juin 2009 s’engagent à faire intégrer le plus rapidement possible les normes internationales du travail (les 188 conventions de l’OIT et l’ensemble des articles de la Charte sociale du Conseil de l’Europe) dans le droit communautaire. Inventons l’ordre public social européen ! En effet, pour qu’il y ait une Union démocratique entre les peuples européens, il est indispensable de constituer un socle de dispositions impératives, le droit social international et européen, qui fasse primer les droits sociaux démocratiques sur le droit de la finance et du commerce. Ceci devrait aussi aboutir au plus tôt à la création d’une chambre spécialisée en droit du travail au sein de la Cour de Justice des Communautés européennes et à une refonte des pouvoirs intégrant enfin le principe démocratique d’indépendance et de séparation des pouvoirs, faisant notamment du parlement européen un vrai législateur.

http://www.labour-union-rights.eu/

Premiers signataires :

- Mateo Alaluf (Belgique), professeur de sociologie du travail, Université libre de Bruxelles.

- Paul Bouffartigue (France), directeur de recherches CNRS du Laboratoire d’Économie et de Sociologie du travail, CNRS-Universités d’Aix-Marseille I et II.

- Christina Deliyanni-Dimitrakou (Grèce), professeur en droit, Université Aristote de Thessalonique.

- Gilbert Demez, (Belgique) professeur émérite en droit social à l’Université catholique de Louvain.

- Bernard Friot, (France), économiste et professeur de sociologie de l’Université de Paris-10.

- Corinne Gobin (Belgique), professeure de sc. politique, maître de recherche du Fonds national de la recherche scientifique à l’Université libre de Bruxelles.

- Claude Javeau (Belgique), professeur émérite de sociologie, Université Libre de Bruxelles.

- Steve Jefferys, (Royaume-Uni), Directeur du Working Lives Research Institute de Londres.

- Francis Kessler (France), maître de conférence en droit privé à Paris 1, chroniqueur en droit social dans le supplément hebdomadaire économique du Monde.

- Yannis Kouzis, (Grèce) professeur à l’Université Panteios d’Athènes et conseiller scientifique à l’Institut de Travail de la GSEE (Confédération Générale des Travailleurs Grecs).

- Jurgen Kädtler, (Allemagne), directeur de l’Institut de recherche sociologique à l’Université de Göttingen.

- Robert Lafore, (France), professeur agrégé de droit public, directeur honoraire de l’IEP de Bordeaux.

- Evelyne Serverin, (France), juriste et sociologue, directrice de recherche au CNRS en sociologie du droit, membre de l’IRERP, laboratoire de droit social et des relations professionnelles.

- Georges Spyropoulos, (Suisse), docteur en droit, ancien directeur au BIT (Bureau International du Travail) à Genève, Suisse.

- Giovanna Procacci, (Italie), professeur de sociologie, Université de Milan."



URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Appel-europeen-pour-la-restauration-et-le-renforcement-du-droit.html



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Mardi 27 octobre 2009
assez d'injustice et de répression !




En 7 ans, depuis la loi vaillant sur la sécurité quotidienne, votée fin 2001 après les attentats du 11 septembre, le dispositif législatif s’est considérablement durci. En effet, une vingtaine de lois ont été votées allant toutes dans le même sens : pénalisation à outrance de tous les délits de la misère, mise à l’écart définitive d’une partie de la population, criminalisation de la jeunesse, des sans-papiers, de ceux et celles qui résistent, fichage de la population, etc.

Les lois sécuritaires ont deux objectifs : contenir les populations inutiles pour l’ordre économique, les classes non laborieuses, considérées comme dangereuses (chômeurs, jeunes des cités, immigrés, mendiants, prostituées, nomades) et traiter pénalement les questions sociales en mettant la justice aux ordres.

Des années de discours sur « l’insécurité »de la droite mais aussi du parti socialiste ont permis le vote de ces lois, sans réelles mobilisations, hormis celles des professionnels concernés et des associations de défense des droits.

Il nous semble utile de revenir sur l’ensemble de ce dispositif pénal qui a de réelles conséquences sur la vie de centaines de milliers de personnes. Nous savons que la justice de ce pays est une justice de classe, et nous sommes sans illusion sur l’attitude des magistrats dont la plus grande partie est issue des classes aisées ou privilégiées. cependant, les juges et procureurs qui ont une autre conception de la justice, et il en existe, ont de moins en moins de marge de manœuvre, notamment avec le renforcement du lien entre le parquet et la chancellerie. Les procureurs des tribunaux qui ne font pas appel lorsque les peines plancher n’ont pas été appliquées sont convoqués par la chancellerie. Les juges des libertés qui ne réclament pas assez de détention provisoire sont déplacés d’office vers des juridictions de moindre importance, comme les postes de juge aux affaires familiales. Par de constantes pressions, la chancellerie essaye de soumettre toujours un peu plus l’autorité judiciaire, grignotant un peu plus chaque jour le peu d’indépendance qui reste à la justice.

Trois lois sur la récidive depuis 2005

À chaque fait divers, le gouvernement répond par une nouvelle loi répressive. C’est ce que le Syndicat de la magistrature appelle à juste titre le « populisme pénal ».

Dernièrement, le meurtre d’une femme par une personne qui avait purgé sa peine de prison, suite à sa condamnation pour viol, a servi de prétexte à Sarkozy et ses sous-fifres Hortefeux et Alliot-Marie pour faire voter la troisième loi sur la récidive depuis 2005... Déjà présentée par Rachida Dati en novembre 2008, elle sera discutée au Parlement en novembre, pour y inclure notamment la castration chimique obligatoire pour certains condamnés. Or, en France, il n’y a que 1,6 % des auteurs de crimes sexuels et 3,4 % des auteurs de délits de mœurs qui récidivent.

Lors de la détention, le soin ou le suivi psychologique des auteurs d’agressions et de crimes sexuels sont devenus plus qu’aléatoires car les postes de médecins traitants et de psychiatres sont de moins en moins pourvus dans les prisons. La castration chimique obligatoire n’est pas la solution et il est illusoire de penser qu’une société puisse être sans risque, sauf à souhaiter que toute personne susceptible d’être dangereuse soit enfermée à vie.

Les deux premières lois sur la récidive ont été adoptées l’une en décembre 2005 et l’autre en août 2007, avec la mise en place des peines plancher. Pour les majeurs, en cas de récidive légale (répétition d’un délit ou d’un crime identique ou appartenant au même groupe que celui déjà jugé), le juge doit appliquer un minima de peine d’emprisonnement (à l’exclusion de toute autre alternative) dès le deuxième délit, sauf à justifier que le condamné présente des circonstances exceptionnelles d’insertion. Dans les procédures d’urgence, les juges qui n’ont ni le temps ni les moyens de prédire l’absence de récidive appliquent systématiquement les peines plancher. Cela peut donner deux ans de prison pour détention de 30 grammes de stupéfiant ou trois ans pour un vol de parapluie.

Pour les mineurs, les peines plancher s’appliquent également, quel que soit l’âge du jeune (de 13 à 18 ans). À partir de 16 ans, les mineurs peuvent être condamnés comme des majeurs. L’excuse de minorité qui divise par deux la peine encourue ne s’applique plus à partir de 16 ans, sauf exception fortement justifiée.

Toutes les études scientifiques montrent que la récidive est toujours plus importante après avoir purgé la totalité d’une peine de prison qu’après une peine alternative à la détention ou une sortie de détention anticipée et préparée.

Ces lois sur la récidive font de la prison le modèle unique de la peine, au détriment des peines alternatives ou des aménagements de peine.

Conséquence sur les prisons

L’augmentation de la détention est considérable. On comptait au 1erjuillet 64 250 détenus pour 51 000 places. Le taux moyen de surpopulation carcérale est de 140 %.

La France est condamnée régulièrement pour les conditions dégradantes de détention. Le chiffre des suicides en prison est terrible : 110 depuis le début de l’année.

La prison reste une zone de non-droit et la récente loi pénitentiaire n’a pas proposé de réelles améliorations quant aux droits des détenus et à leur dignité.

Projet de loi sur la justice des mineurs

La suppression de l’ordonnance de 1945, annoncée de façon très médiatique au moment de la sortie du rapport Varinard sur la justice des mineurs, est plus que jamais d’actualité pour le gouvernement. Le projet de code pénal de la justice des mineurs a été rendu public et devrait être soumis et adopté d’ici fin juin.

Ce code constitue une profonde régression et un projet dangereux pour la jeunesse. Il met en place une justice parfois plus sévère pour les mineurs que pour les majeurs : la sanction, la peine, la condamnation deviennent la règle et l’éducation un simple habillage. La volonté d’éduquer est remplacée par la volonté de punir. Au lieu de miser sur l’éducation, c’est l’exemplarité de la sanction qui est mise en avant.

Sans attendre ce nouveau code, la philosophie éducative de l’ordonnance de 1945 est déjà mise à mal par la mise en place des centres fermés pour mineurs, l’ouverture des Établissements pénitentiaires pour mineurs, la suppression massive des foyers éducatifs et des centres d’insertion de la Protection judiciaire de la jeunesse.

La suppression du juge d'instruction

Le projet de loi sera débattu d’ici juin 2010. Le juge d’instruction sera remplacé par un juge de l’enquête et de de la liberté qui aura comme seule compétence le contrôle sur les enquêtes pénales. Ce sont les procureurs liés au ministre de la Justice, donc au pouvoir politique, qui auront le pouvoir d’instruire. Si les juges d’instruction aujourd’hui s’occupent de 5 % des affaires pénales, ils instruisent systématiquement en matière criminelle et peuvent notamment instruire sur toutes les affaires mettant en cause l’État en matière de santé publique, de dossiers environnementaux, de finances publiques et de corruption.

Supprimer les juges d’instruction, c’est de fait supprimer l’instruction liée aux affaires politico-financières ou aux scandales remettant en cause le rôle de l’État. Le procureur étant aux ordres du pouvoir politique, toute affaire « sensible » pourra être étouffée. C’est un des objectifs de cette réforme.

Les principales lois sécuritaires adoptées depuis 2001 (hors récidive)

Loi Vaillant du 15 novembre 2001 sur la « sécurité quotidienne »

Délit de fraude dans les transports, fouilles des véhicules et contrôles d’identité, témoins anonymes.

Loi Perben 1 du 9 septembre 2002 sur les « orientations de la justice »

Juges de proximité, extension des comparutions immédiates, référé détention, centres fermés pour les mineurs et comparutions à délais rapprochés, sanctions éducatives à l’âge de 10 ans.

Loi Sarkozy du 18 mars 2003 sur la « sécurité intérieure »

Délits de pénalisation de la pauvreté (mendiants, prostituées, nomades), fouilles et contrôle d’identité, fichiers, augmentation des pouvoirs policiers.

Loi sur l’immigration du 26 novembre 2003

Augmentation de 12 à 32 jours pour le délai de rétention des sans-papiers, maintien de la double peine.

Loi sur l’asile du 10 décembre 2003

Liste des pays sûrs (permet le rejet automatique de la demande d’asile), asile territorial, refus de l’asile si le renvoi est possible dans une partie sûre du territoire d’origine, rejet possible si la police juge la demande d’asile manifestement infondée, Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et commission de recours sous autorité conjointe des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères.

Loi Perben 2 du 9 mars 2004 sur la « criminalité organisée »

Augmentation des possibilités de détention provisoire (saisine directe par le parquet du juge des libertés et de la détention), instauration du système des repentis, pouvoirs policiers considérables en garde à vue pour de nombreux délits (séquestration, vol, coups et blessures, dégradation, recel) et crimes en bande organisée (72 h sans avocat, perquisitions domiciliaires et enquête préliminaire, écoutes, poses de micro et de caméra autorisées; « plaider coupable » (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité).

Loi du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance

Les populations ciblées sont les personnes en difficulté économique, familiale ou sociale. De façon scandaleuse, le lien est créé entre difficultés sociales, éducatives ou matérielles et délinquance, créant une forme de « présomption de la délinquance ». Le secret professionnel est mis à mal car la loi prévoit que « tout professionnel de l*faction sociale qui intervient au profit d*fune personne présentant des difficultés sociales, éducatives ou matérielles en informe le maire ».

Loi de février 2008 « relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental »

À la fin de leurs peines, les détenus jugés dangereux pour la société, condamnés à quinze ans de réclusion ou plus, seront placés dans des « centres socio-médico-judiciaires » dont l’encadrement sera assuré par l’administration pénitentiaire. Les criminels concernés par cette décision seront envoyés vers ces centres sur l’avis d’une commission pluridisciplinaire (médecins, magistrat, préfet, responsables pénitentiaires) qui renouvellera ou non sa décision une fois par an. À l’origine destinée aux seuls pédophiles récidivistes, la loi a été élargie à tous les condamnés pour crimes « odieux » à la dedu gouvernement. Cela signifie de fait un enfermement à vie pour certains, notamment les prisonniers politiques contre lesquels s’exercent la vengeance d’État.

Loi de juillet 2009 sur les bandes et les cagoules

Fichage de la population. Plus de 40 fichiers ont été recensés et les deux plus connus sont le Système de traitement des infractions constatées (Stic) et le Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Le Stic contient toutes les personnes ayant été entendues (comme témoin ou comme suspect) par la police. Le seul Stic recensait 5 552 313 personnes mises en cause et 36 500 000 procédures en décembre 2008, avec un taux d’erreur impressionnant puisque seules 17 % des fiches étaient exactes. Refuser de se soumettre au prélèvement d’ADN, devenu de plus en plus systématique dès qu’une personne est mise en cause, est passible d’une peine de prison !

Alors que la mobilisation, il y a un an, avait permis de faire reculer le gouvernement sur le fichier Edvige, il a profité des événements de Poitiers pour publier au Journal officiel la création de deux nouveaux fichiers, par décret du 18 octobre. Le premier fichier est destiné à « prévenir les atteintes à la sécurité publique » : il cible les bandes, les hooligans et les groupuscules. Le second est destiné à « collecter et stocker des informations sur les personnes postulant à un emploi dans la police, la gendarmerie ou dans des sites « sensibles », comme les aéroports et les centrales nucléaires ». Les mineurs peuvent être inscrits dans la première base de données dès 13 ans, et à partir de 16 ans dans la seconde. Ces deux nouveaux fichiers constituent une atteinte supplémentaire aux libertés publiques et ne fait que confirmer l’acharnement du gouvernement à transformer la jeunesse en classe dangereuse.

Les propositions du NPA...

• Abrogation de toutes les lois sécuritaires et suppression du fichage de la population.

• En finir avec le droit pénal d’exception, notamment en supprimant les cours d’assises spéciales.

• Dépénalisation des infractions suivantes :

le séjour irrégulier des étrangers et l’usage de stupéfiants. D’une façon plus générale, nous sommes pour la légalisation du cannabis.

• Développer les alternatives à l’incarcération afin que l’enfermement devienne l’exception.

• Restaurer l’indépendance de la justice en coupant le lien entre la chancellerie et le parquet.

• Suppression des parquets généraux, courroie de transmission entre le ministre et les parquets.

• Arrêt des deux projets de réforme sur les juges d’instruction et la justice des mineurs.

http://www.npa2009.org/content/nparguments%C2%A0-assez-dinjustice-et-de-r%C3%A9pression


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Mardi 27 octobre 2009
Besson   : un menteur qui déshonore la France.
Mais où va t-on l’expulser ?






http://bellaciao.org/fr/spip.php?article93071
de Bluboux

Ce matin la revue de presse me refile la nausée : à la lecture de deux articles de Marie Barbier, dans l’Humanité, il apparait clairement que nous sommes gouvernés par un ramassis de menteurs, le dernier oscar étant à décerner à Eric Besson, qui après le titre enviable de traitre des traitres, celui de gentleman (doigt d’honneur devant les caméras), reçoit aujourd’hui celui du roi des menteurs parmi les menteurs.

En effet, après ses mensonges éhontés sur le délit de solidarité, on apprend que l’expulsion de trois afghans par charter dans la nuit de mardi à mercredi derniers, ne s’est pas exactement déroulée comme Super Menteur l’a déclaré à la presse : ce dernier a affirmé que les trois expulsé n’étaient pas en danger puisqu’ils sont « originaires de villes situées à proximité de Kaboul ». Or le gouvernement afghan vient de démentir formellement, par l’intermédiaire du général Mohammad Omar Ayar, vice-ministre aux réfugiés et au rapatriement, en affirmant que ces migrants ne sont pas de la capitale, mais « originaires de provinces où il y a la guerre, les talibans, le terrorisme » Sic !

Eric Besson a voulu faire passer ce retour forcé pour un voyage d’agrément, avec nuitées d’hôtel dans la capitale afghane « payé(es) par la France pendant deux semaines ».

Les trois malheureux expulsés, interrogés par une équipe de journalistes de l’Express, ont déclaré que "l’accompagnement" avait été pour le moins expéditif, et que l’un d’entre eux, Faysal, 22 ans, a été frappé par les policiers français qui « voulaient (l)’obliger à signer un papier disant qu’(il) s’engageait à rentrer au pays ».

Le premier sinistre, François Fillon, a déclare vendredi dernier que la France « n’avait aucune leçon de morale à recevoir » : « car s’il est bien un pays et un gouvernement qui ne laissent pas tomber le peuple afghan, c’est bien le nôtre ».

Et ce n’est pas tout. L’article de Marie Barbier nous apprend qu’une étudiante de 19 ans, arrêtée mercredi matin à Paris alors qu’elle se rendait en cours, a été expulsée le jour même vers le Congo-Brazzaville. "Sans même passer par la case garde à vue, la jeune fille est directement emmenée à l’aéroport d’Orly où elle est mise à bord d’un avion pour Casablanca, puis de Casablanca à Brazzaville. Malgré ses demandes réitérées, les policiers ne la laissent pas prévenir sa mère. Ce n’est qu’une fois arrivée sur place, jeudi matin, qu’elle a pu lui téléphoner. Aujourd’hui Nanette se retrouve démunie à Brazzaville, elle n’avait sur elle que deux euros et son sac de cours"

Les sentiments qui m’animent, à la suite de ces "exactions", oscillent entre honte en colère. Je ne veux plus être complice de ce genre de chose. Un peuple qui laisse faire des gouvernants qui mentent ouvertement, piétinent du pied la démocratie en affichant une arrogance et un cynisme sans limite est ipso facto complice de ses agissements.


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Vendredi 23 octobre 2009
Le Monde Libertaire # 1569
du 22 au 28 Octobre 2009







http://www.ainfos.ca/fr/ainfos08529.html


« Il m'est odieux de suivre autant que de guider. » - Nietzsche
Sommaire du Monde Libertaire # 1569 du 22 au 28 Octobre 2009
Injustice d' Etat. A quand votre tour?, par le groupe Pavillon Noir, page 3
La CGT sur la sellette, par J.-P. Levaray, page 5
Une affaire de famille, par E. Vanhecke, page 6
Pax americana, mon oeil, par A. Somiador, page 9
Un prof qui en veut, par J. Jedwab, page 10
Les nouvelles finances éducatives, par L. Ott, page 12
Grèves italiennes, par le collectif des grévistes, page 15
Le bouquin qui fait tousser, par P. Sommermeyer, page 16
Le bouquin qui fait jaser, par Paco, page 17
Des bouquins qui font rêver, par C. Margat, page 18
Un salon italien, par A. Dropsy, page 19
Contre les prisons, par l'ARPPI, page 20
Un mouvement en vie, page 21
Notre radio libre, page 22
L'agenda anarchiste, page 23


Editorial du Monde Libertaire # 1569 du 22 au 28 Octobre 2009


L'actualité est parsemée d'effets d'annonce pour tester et agiter
l'opinion publique. Un Obama prix Nobel de la Paix, un Sarkozy II,
président de l'Epad. En Irlande, ils ont re-voté et puis après ? Pour ce
qui est du référendum sur le Traité européen, nous avons encore en tête la
victoire du non en France et le sort qu'il a connu. En Irlande, le oui
fait place au non. Après tout, peu importe le résultat, l'important c'est
de participer. La votation sur la privatisation de La Poste connaît le
même sort. Passé l'engouement du scrutin, le suspens du résultat et sa
célébration, il ne reste plus rien.

Dans la rue, pas dans les urnes, cela n'est guère plus réjouissant. Après
les journées du 29 janvier et du 19 mars, la rentrée serait chaude, nous
avait-on dit. Le camarade Thibault a donc planifié un mois d'octobre très
chargé pour mobiliser les troupes au compte-gouttes : le 6 chez France
Telecom, le 7 pour le « travail décent », le 16 pour les retraités, le 20
chez les cheminots et enfin le 22 pour le « développement de l'emploi
industriel ». Des journées saute-mouton, avec des appels bien peu
mobilisateurs. Les confédérations avancent leurs pions, mais se gardent
bien de relancer un mouvement interprofessionnel, qui aurait la prétention
de vouloir réellement gagner face au patronat.

Pourtant des grévistes fortement mobilisés, il y en a : Continental,
Molex, Goodyear, Servisair? mais les grandes centrales syndicales
s'entendent pour « ne pas s'entendre » et ça nous vaut des calendriers de
luttes différents pour chacune d'elles. Ces luttes sont donc condamnées à
l'inefficacité ; et en plus elles lassent les salariés en butte à la
crise. Les patrons se marrent. Aucune organisation pour fédérer ces
luttes. On nous fait défiler, on nous balade, on nous tend le mégaphone
pour mieux nous rendre muets. Patrons et État font passer leurs lois et
autres projets, tandis qu'en face les dirigeants syndicaux feignent de
taper du poing sur la table, mais font en sorte de ne jamais marquer de
point. « Souffler n'est pas jouer », nous dirait un joueur de dames. Un
camarade fin gourmet nous dirait, quant à lui, que « deux chapons ne
feront jamais une poulaille ».


Agenda du Monde Libertaire # 1569 du 22 au 28 Octobre 2009


Jeudi 22 octobre


Pontivy (56)
20 heures. Réunion publique et débat autour du projet de vidéosurveillance
sur Pontivy, à la maison des associations, organisée par le Collectif
pontivyen contre la vidéosurveillance. 6, quai Plessis.

Angoulême (16)
Débat avec notre compagnon Jean-Pierre Levaray au musée de la Bande dessinée.

Saint-Denis (93)
19 heures. La Dionyversité, Université populaire de Saint-Denis. Cycle
Mémoire(s) dérangeante(s). Assure-t-on vraiment ce devoir de mémoire?
Second cours : La Mémoire longue. Le roman peut-il boucher les trous de
l'histoire ? Didier Daeninckx abhorre la dictature de la mémoire courte,
il écrit contre l'oubli. Présentation de Didier Daeninckx. Bourse du
Travail de Saint-Denis, 9-11, rue Genin, métro ligne 13, Porte-de-Paris,
ou RER D. Entrée libre.

Paris Ier
21 heures. Paco Ibañez en concert, de retour après dix ans d'absence !
Théâtre du Châtelet, 1, place du Châtelet, M° Châtelet.


Vendredi 23 octobre à 18 heures
samedi 24 et dimanche 25 octobre de 9 heures à 19 heures


Saint-Étienne (42)
Les syndicats CNT de la Loire et leurs sympathisants organisent L'Autre
Salon. Le thème « De la guerre d'Espagne à l'autogestion » sera décliné
sous différentes formes. Bourse du Travail, salle Sacco et Vanzetti, cours
Victor-Hugo. Renseignements : tél. 04 77 25 78 04 ou 06 10 76 82 11 ;
salonautrelivre(a)no-log.org


Samedi 24 octobre


Bordeaux (33)
20 heures. Débat avec Ronald Creagh sur son livre Utopies américaines,
expériences libertaires du XIXe siècle à nos jours. Athénée libertaire, 7,
rue du muguet.

Paris XIe
15 heures. Rencontre avec Justhom, auteur de Quand Marx, Engels et Lénine
« flinguaient » les anarchistes, paru aux Éditions du Monde libertaire, à
la librairie Publico, 145 rue Amelot. M° République, Oberkampf ou Filles
du Calvaire. Entrée libre.

Paris XVIIIe
15 h 30. Caroline Granier viendra nous présenter Galafieu, une réédition
chez Ressouvenances du roman d'Henry Fèvre. Roman réaliste de 1897.
Bibliothèque La Rue, 10, rue Robert-Planquette. M° Blanche ou Abbesses.
Tél: 01 42 23 32 18. Permanence tous les samedis de 15h à 18h.
bibliotheque-larue.overblog.com


Dimanche 25 octobre


Rochefort (17)
11 heures..La Fédération départementale de la Libre Pensée vous invite à
participer au Rassemblement pour les Déportés de la Commune de Paris. À 11
heures, prises de parole au Conservatoire de Musique, exprison du bagne,
place Vaudreuil. 12 h 30: repas des Libres penseurs à la Ferme aquacole de
l'Île Madame. À 15 heures, rassemblement au Puits des Insurgés de l'Ile
Madame. Renseignements et réservation repas: 05.46.92.13.03,
il.larraux(a)free.fr


Mardi 27 octobre


Metz ( 57 )
20 heures. Soirée avec Les amis du Monde libertaire de la région de Metz,
animée par le groupe de Metz de la Fédération anarchiste. Lecture d'un
article du Monde libertaire suivi d'une discussion sur l'autogestion.
Caveau du café Jehanne-d'Arc, Place Jeanne-d'arc. Entrée libre.


Mercredi 28 octobre


Auray (56)
20h30. Causerie libertaire autour de l'autogestion. Organisée par le
groupe libertaire Lochu (FA Vannes). Au Café Billabong (sans obligation de
consommer!).

Saint-Denis (93)
19h La Dionyversité, Université populaire de Saint-Denis . Cycle Cinéma et
anarchie de la Belle époque à 1930. Troisième cours : Jean Vigo, un
cinéaste rebelle. Présentation de Isabelle Marinone, historienne du
cinéma. Bourse du Travail de Saint-Denis, 9-11, rue Genin, Métro ligne 13,
Porte-de-
Paris, ou RER D. Entrée libre.


Vendredi 30 octobre


Saint-Denis (93)
19h La Dionyversité, Université populaire de Saint-Denis. Cycle Mémoire(s)
dérangeante(s). La commémoration, une passerelle pour l'oubli.
Présentation de Maurice Rajsfus. Bourse du Travail de Saint-Denis, 9-11,
rue Genin, Métro ligne 13, Porte-de-Paris, ou RER D. Entrée libre.


Du mercredi 4 au vendredi 6 novembre


Poitiers (86)
Festival Filmer le Travail avec la participation de notre compagnon
Jean-Pierre Levaray. Espace Mendés-France.


Du jeudi 3 au samedi 5 décembre


Saintes (17)
Dans le cadre du Salon du Livre de Saintes, rencontres à la médiathèque
avec notre compagnon Jean-Pierre Levaray : le jeudi 3 décembre, débat
autour du film J'ai (très) mal à mon travail.
Le samedi 5 décembre à 14 heures, débat avec Gérard Filoche.


Le Monde libertaire, hebdomadaire de la Fédération anarchiste, adhérente à
l'Internationale des fédérations anarchistes

Chaque jeudi en kiosque, 24 pages d'actualités en couleurs vues par les
anarchistes pour deux euros

www.federation-anarchiste.org

Trouvez le point de vente du Monde libertaire le plus proche de chez vous :
www.trouverlapresse.fr

Chaque semaine vous pouvez sur ce site feuilleter le Monde libertaire:
http://www.toutabo.com/le-monde-libertaire-p-1332.html

(Pour la lecture, la résolution est insuffisante)


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-A- no-log.org> ]

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Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Recommander - Publié dans : Vent Libertaire 29
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Vendredi 23 octobre 2009
Appel: Groupe activiste de travail contre les architecture
de sécurité en Europe







Out of control! Les politiques de sécurité en Europe ces vingt dernières années ont
permis d'augmenter prodigieusement la puissance du contrôle social de l'état. Les
nouvelles technologies, législations, techniques et doctrines ont été
établies par l'appareil judiciaire, policier et militaire. Les forces de
contrôle se regroupent, tandis que les fronts de luttes se multiplient.
Les conflits n'ont pas manqués bien-sûr. Du voisinage populaire vers la
vidéo-surveillance, le contrôle des frontières physiques et numériques,
les bases de données, le contrôle des télécommunications, les nouvelles
technologies de fichage ADN - ou biométrique, les satellites et les drones
volant dotés de caméras, le blocage des sites web, la répression des
militants, des migrants, le "contrôle des foules" pour des protestations
lors des sommets ou la répression des cultures alternatives telle la
freeparty, la mainmise de l'état s'étend.

Mais la résistance est trop ponctuelle, localisée et spécifique pour
atteindre le succès. Des manifestations aux actions directes, des meetings
aux procédures judiciaire, des discours aux émeutes, rares sont les
initiatives qui ont su trouver une résonance durable dans la population et
arrêter la marche qui nous mène à une société de sécurité.

Il y a beaucoup de luttes et beaucoup d'acteurs dans ces luttes, mais il y
a peu de place pour la rencontre et trop peu de convergence. Il y a
pourtant un grand besoin de travailler à une compréhension commune des
changements qui affectent l'architecture européenne de sécurité.

Surveillance et contrôle glissent vers une répression préventive,
proactive et prévoyante. Les nouvelles législations, directives et traités
devraient aider l'Union Européenne à devenir un état en elle-même avec
plus de pouvoirs et plus d'institutions, tels que le "traité de Lisbonne"
ou le "programme de Stockholm", qui développeront les directives pour les
prochaines cinq années de politique de sécurité européenne. L'U.E veut
mettre en place une nouvelle stratégie de sécurité.

Ainsi va le paradoxe du sujet sécuritaire lorsqu'on aborde les questions
qui le concernent - nouvelles technologies, répression, contrôle des
migrants et liberté publique, l'attaque est transversale mais la
résistance est aussi généralisée qu'elle est divisée.

Nous en appelons à la création d'une convergence des résistances au
travers de rencontres et de campagnes politiques. Nous voulons faire se
rejoindre les luttes de différents pays et de différentes natures.
Nous ne sommes pas naïfs. Nous savons que cela va prendre du temps :
synthèses, compréhension et implication. Nous regardons donc ce projet
comme un processus à long terme pour rendre claire la vision du système de
contrôle européen et de la résistance à son encontre.


Nous proposons 4 niveaux d'ateliers :

Les moyens & les outils

Nous voulons faire des recherches sur les nouvelles tehcnologies qui sont
utilisées pour la surveillance proactive et le contrôle des bases de
données et des réseaux (SIS, VIS, Europol-IS, Eurosur), les logiciels
utilisés pour traiter ces données et "prévoir les comportement déviant",
les satellites utilisés par la police et les services de renseignement,
les drones de vidéo-surveillance, les armes non-létales, le contrôle des
frontières, la robotique, la surveillance et contrôle Internet, hacking
gouvernemental, contrôle des foules. Nous voulons étudier les nouvelles
directives et nouveaux traités, comme "l'initiative suédoise", "le traité
de PrUm", "le traité de Lisbonne" et "le programme de Stockholm".


Les idées et les concepts

Après les recherches sur les moyens de contrôle et de restriction des
libertés, nous voulons comprendre les stratégies et théories sur
lesquelles repose la société sécuritaire.

Les approches possibles sont la militarisation de la société à travers
"l'esprit de défense", la doctrine de "la guerre révolutionnaire" pour le
contrôle des populations, la création d'une 'société de bases de données"
ou les politiques proactives et prévoyantes contre les "comportements
déviants" et pour une normalisation et standardisation.


Les acteurs

Considérant les changements de paradigmes des politiques intérieures de
sécurité en Europe, nous voulons comprendre qui les ont initiés, pour le
compte de qui et quels sont leurs objectifs. Les acteurs sont par exemple
: des partis politiques, des compagnies fusionnées de défense et de
sécurité (Siemens, EADS, Finmeccanica, Thalès, SAP ou Nexter), think
tanks, armées, corporations internationales comme l'OTAN, l'UE et le G8,
mais aussi des institution comme Europol, Eurojust ou Frontex.

Comment lutter contre la dérive totalitaire de nos sociétés européennes
Le moment est venu de regarder nos action avec un esprit critique. Nous ne
suggérons pas d'établir l'une des nombreuses luttes 'prioritaires' ou
transversale, ni appeler les autres à le faire. Nous voulons nous
demander, collectivement, quelles sont les pratiques effectives contre le
nouvel ordre sécuritaire européen. Notre tâche est d'échanger sur les
expériences passées, mais plus encore d'établir des actions communes et
convergentes

Les luttes actuelles, à un niveau européen (campagnes nationales et
européennes contre Frontex, rétention de données, bases de données ou
"programme de Stockholm"), peuvent nous aider.

Le meeting devrait faciliter le networking extra-territorial parmi les
activistes.

Nous voulons organiser ce meeting des convergences pour comprendre les
stratégies et logiques en ouvre au niveau européen et les interactions
entre les 27 états. Si nous arrivons à dégager un vue d'ensemble plus
claire, nous sommes persuadés de pouvoir évoluer du stade de la
compréhension et de l'analyse à celui de la structuration et de
l'organisation de la résistance.

Le meeting a lieu du 19 au 22 novembre 2009 au Sud d'Allemagne. Contactez
nous pour plus d'information.

Les organisateurs prennent en charge les places pour dormir, la
nourriture, matériel - papiers, stylos, board. et une proposition de
structure (les dépenses pour la nourriture devra être partagée par les
participants).

Nous avons quelques fonds pour aider ceux dont le prix du trajet est trop
élevé, aussi n'hésitez pas à venir de toute l'Europe !

Contactez nous pour participer outofcontrol@riseup.net et dites nous vos
besoins en place pour dormir, aide pour le trajet ou propositions ou
souhaits.

Plus d'info sur la politique intérieure de sécurité en europe

http://stockholm.noblogs.org et http://euro-police.noblogs.org.
Task force "out of control" du réseau Dissent!
www.gipfelsoli.org

[ expediteur/expeditrice : "Lutin" <mainverte -A- no-log.org> ]

http://www.ainfos.ca/fr/ainfos08532.html


Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Recommander - Publié dans : Vent Libertaire 29
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Mercredi 21 octobre 2009
Criminalisation
du mouvement social,
ça continue






Rassemblement devant
le TGI de Paris,
 21 octobre, à 8h30 !



Lou Jatteau risque 3 ans de prison
pour un blocage au lycée Jules Ferry !




Résumé de l’affaire Lou Jatteau

Lou Jatteau, ancien élève du lycée Jules Ferry à Paris, comparaît le 21 octobre 2009 devant le Tribunal Correctionnel pour avoir « volontairement commis des violences » contre la Proviseure dans le cadre d’un blocage, lors du mouvement contre les suppressions de postes au printemps 2008. Il avait déjà été exclu définitivement de son lycée le 16 mai 2008 pour ces faits qu’il conteste. Pour lui, il s’agit aujourd’hui d’une deuxième injustice. Comme il l’a déjà dit devant le conseil de discipline, il a effectivement participé au blocage mais nie les faits qui lui sont reprochés. Il n’a jamais voulu porter atteinte à quiconque. De plus, il s’agissait d’un mouvement collectif. En l’accusant lui seul depuis le début, la proviseure semble en avoir fait une affaire personnelle. Il espère avoir l’occasion de s’expliquer enfin devant la justice après un conseil de discipline où les règles du droit ont été bafouées.

Chronologie détaillée

15 avril 2008 : le lycée Jules Ferry, à Paris, est bloqué, pour la première fois dans le cadre du mouvement lycéen qui s’oppose à la suppression de postes dans l’Education Nationale. Auparavant, il y a eu des assemblées générales et des appels à manifester.

La proviseure, Madame Henry, par ailleurs responsable pour Paris du SNPDEN (le syndicat majoritaire des proviseurs), décide le jour même la fermeture administrative du lycée jusqu’au début des vacances le 19 avril.

18 avril 2008 : à la veille des vacances, Mme Henry envoie une lettre recommandée à Lou Jatteau – il a eu 18 ans le 10 mars – lui annonçant la tenue d’un conseil de discipline le 16 mai sans aucune explication. Elle l’informe aussi d’une « mesure conservatoire » (mesure pourtant exceptionnelle prise habituellement contre les « individus dangereux ») prise à son encontre : il lui est interdit de revenir au lycée tant que le conseil de discipline n’a pas pris sa décision. D’emblée, elle considère Lou comme le seul et unique responsable de la mobilisation à Jules Ferry et des prétendus désordres qu’elle dénonce.

5 mai 2008 : le jour de la rentrée, le père de Lou Jatteau appelle Mme Henry pour en savoir plus. Elle lui explique que Lou aurait été le leader du blocage, aurait entraîné ses camarades, aurait mis en danger la sécurité de l’établissement et aurait tenté de refermer la porte latérale du lycée sciemment sur elle, lui blessant le pouce. Elle ajoute qu’elle a porté plainte au commissariat.

Lors du blocage, certains lycéens ont effectivement fermé une porte latérale du lycée. Lou n’en faisait même pas partie, bien que participant effectivement au blocage. Mais tous les participants nient fermement l’avoir poussée sur le pouce de la proviseure. Personne n’a d’ailleurs vu un signe de la prétendue blessure de Mme Henry.

De plus, malgré l’insistance de M. Jatteau, elle refuse de mettre en place un suivi pédagogique alors que Lou va passer les épreuves de français et de SVT du bac en juin.

Il se retrouve donc du jour au lendemain sans lycée et sans professeurs, isolé de ses camarades, sans que la proviseure n’ait cherché à le rencontrer avant d’en recourir à des mesures aussi extrêmes, ni à entrer en contact avec ses parents ou à tenter une quelconque médiation. Lou restera sans lycée jusqu’à la fin de l’année scolaire. Il devra réviser seul le bac chez lui.

16 mai 2008 : le conseil de discipline décide de l’exclusion définitive de Lou Jatteau, pour « violences délibérées envers la Proviseure dans l’exercice de ses fonctions ».

Le conseil s’est tenu de façon parfaitement anti-démocratique. En effet, les pétitions de soutien qui ont recueilli plusieurs centaines de signatures et les témoignages écrits de lycéens de Jules Ferry disant qu’ils avaient participé aussi au blocage et poussé la porte, n’ont pas été joints au dossier, soi-disant parce qu’ils auraient été versés trop tard. De plus, la proviseure, qui est la plaignante, préside la séance, au mépris du droit (elle était à la fois juge et partie). Lors des interventions en faveur de Lou, elle discute tout haut avec son adjoint. Elle coupe aussi régulièrement la parole à Lou qui reconnaît qu’il a participé au blocage mais que c’était une action collective et qu’en aucun cas il n’a voulu porter atteinte à la proviseure ni à quiconque. Dans le procès-verbal du conseil de discipline, il n’y a pas un mot du témoignage de la professeure de SES de Lou, en 1ère ES, qui lui est favorable.

5 juin : Près de deux mois après le dépôt de plainte ( !), Lou est convoqué au commissariat pour donner sa version des faits. Il apprend alors que Mme Henry a refusé de faire examiner son pouce par les UMJ (unités médico-judiciaires) - elle n’a d’ailleurs eu aucune journée d’ ITT.

25 juin : l’exclusion définitive de Lou est confirmée en appel.

Après une terminale au lycée Colbert, à Paris, Lou a eu le bac en juin 2009. Il est depuis entré à l’université Paris 5. Mais Mme Henry, partie à la retraite depuis, a tenu à maintenir sa plainte.

Il s’agit donc d’une double peine, doublement injuste parce que Lou est innocent. L’exclusion définitive est de plus une mesure d’une rare sévérité. Elle a été très rarement prononcée y compris dans des lycées qui ont été bloqués des jours, voire des semaines, ce qui n’est pas le cas de Jules Ferry. En réalité, la proviseure a sans doute lui voulu lui faire payer le fait d’être un des leaders du mouvement lycéen à Jules Ferry.

Le 24 septembre dernier, Lou Jatteau a reçu sa citation à comparaitre en tant que prévenu devant le tribunal de grande instance de Paris pour avoir "volontairement commis des violences sur une personne chargée d’une mission de service publique". La peine maximale encourue est de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende…

La FCPE Paris et le SNES ont publié un communiqué de soutien à Lou Jatteau le 29 mai 2008 que l’on peut consulter à l’adresse suivante :

http://www.fcpe75.org/pdf/080529CPfcpe_snes_paris_lyceens_sanctions.pdf


De : virginie


http://bellaciao.org/fr/spip.php?article92777


Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Recommander - Publié dans : Vent Libertaire 29
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Mercredi 21 octobre 2009
Des innocents condamnés
à 1 mois de prison ferme





Les évènements violents de samedi après-midi à Poitiers ont entraîné l’arrestation et la condamnation de plusieurs personnes dont deux étudiants poitevins de 20 ans. Or, Samuel Bastard et Jean-Salvy Compte n’ont absolument pas pris part aux débordements qui ont eu lieu en Centre-ville. S’ils ont participé à la manifestation, parce qu’elle était autorisée, ils s’en sont vite mis en marge dès que les violences ont commencé.

Explications…

Des casseurs infiltrent une manifestation pacifiste…
Samedi 10 Octobre, en début d’après-midi, parallèlement au Festival « Les Expressifs », une manifestation était organisée dans le centre-ville de Poitiers. Les participants voulaient s’opposer pacifiquement à l’ouverture de la Maison d’arrêt de Vivonne et plus généralement aux dérives du système carcéral. Rapidement, des individus organisés ont pris en main le rythme de cette manifestation. Par la suite les affrontements avec la police ont eu lieu ainsi que des dégradations, semant la panique dans la foule et mettant un terme à la manifestation initiale qui se voulait réellement pacifique et festive.

Deux étudiants…
Débordés par les évènements, les policiers ne sont pas parvenus à arrêter les casseurs ; et lorsque le calme est revenu, les responsables étaient déjà loin. Samuel Bastard et Jean-Salvy Compte étaient au départ de la manifestation mais ils s’en sont rapidement éloignés en voyant la tournure que prenaient les évènements. Ecœurés par la violence de ceux-ci, ils ont même choisi de se réfugier chez des amis. Tous les témoignages concordent : les deux étudiants n’ont absolument pas pris part aux affrontements.

Il fallait des coupables…
A 20h30, ils sont allés à l’Espace culturel N°23 où des concerts étaient prévus, suite à la manifestation. C’est là qu’ils ont été arrêtés en compagnie d’un autre ami. Pourquoi eux ? « C’est les trois débiles qu’on voit toujours en manif. Y en a marre de voir vos gueules de cons », déclare un des policiers, devant des témoins. Après plus de 20 heures de garde à vue, sous la pression, ils signent la déposition présentée par les policiers. Celle-ci précise que Samuel a jeté un projectile en direction d’un officier se trouvant dans une voiture de police banalisée sur le Pont neuf. Jean-Salvy a été accusé d’avoir jeté un briquet ou un petit objet en métal en direction de policiers se trouvant sur le pont neuf dans une première déposition et devant l’Espace Mendès-France dans une deuxième. Alors que Jean-Salvy se trouvait en réalité sur le parking en bas de la rue Jean Jaurès.
Leur garde à vue sera reconduite de 24h00. Ils seront jugés en comparution immédiate.

Un procès expédié…
Durant le procès, quatre témoins attestent de la non-participation de Samuel et Jean-Salvy aux événements. On montre même une photo prise dans la manifestation sur laquelle on les voit regarder de loin les affrontements. Mais ces preuves ne suffisent pas face à la déclaration d’un officier assermenté… Ils sont déclarés coupables et condamnés à 6 mois de prison dont 5 avec sursis.

Plusieurs témoignages visuels, ainsi qu’une vidéo qui les montre clairement dans le public des Expressifs, à distance des actes de dégradations, ont été recueillis depuis.

La violence poitevine avait été fortement médiatisée et sans doute fallait-il trouver rapidement des coupables. Or, les personnes qui sont aujourd’hui enfermées, abattues et loin de leurs proches, sont innocentes. Nous pensons également aux personnes inculpées particulièrement à la troisième personne incarcérée, Patrick, condamné à 4 mois de prison ferme et 4 mois de sursis pour avoir jeter une pile sur les forces de l’ordre.

Jean-Salvy et Samuel ont souvent participé aux manifestations étudiantes. Ce sont des militants, c’est vrai. Ils étaient sans doute repérés depuis longtemps en tant que tels. Mais ils défendent des idéaux absolument non-violents. Ce sont des humanistes, des gens qui croient en un monde juste et solidaire.

Ce sont nos amis et toutes les preuves montrent qu’ils sont innocents. ça pourrait être n’importe qui.

A tous ceux qui veulent se mobiliser, agir ou dénoncer cette injustice, nous proposons :

Un rassemblement de soutien
à Samuel et Jean-Salvy,

samedi 17 octobre à 14h00,
devant le Palais justice,
place Alphonse Lepetit à Poitiers.


Rassemblement
pacifique et silencieux,
sans affichage politique,
à la demande des familles.


Un comité permettant à chacun de témoigner de leur soutien à Samuel et Jean-Salvy, de prendre connaissance du détail des faits, de soutenir financièrement, …

Mail : soutiensametjeansalvy@gmail.com
Blog : http://soutiensametjeansalvy.over-blog.org
Pétition : http://5237.lapetition.be/


http://www.humanite.fr/Poitiers-des-innocents-en-prison

Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Recommander - Publié dans : Vent Libertaire 29
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Mercredi 21 octobre 2009
Violences à Poitiers :
Soutien aux innocents emprisonnés



URL Courte : http://5237.lapetition.be/

DES INNOCENTS condamnés A 1 MOIS DE PRISON FERME

Les évènements violents de samedi après-midi à Poitiers ont entraîné  l'arrestation et la condamnation de plusieurs personnes dont deux étudiants poitevins de 20 ans. Or, Samuel Bastard et Jean-Salvy Compte n'ont absolument pas pris part aux débordements qui ont eu lieu en Centre-ville. S'ils ont participé à la manifestation, parce qu'elle était autorisée, ils s'en sont vite mis en marge dès que les violences ont commencé.
Voir le blog : http://soutiensametjeansalvy.over-blog.org

Nous demandons la libération immédiate de Jean-Salvy Compte et de Samuel Bastard ;

Nous demandons la révision de tous les procès dans des conditions sereines, ce que la comparution immédiate et la médiatisation des violences poitevines n'ont pas permis ;

Je rejoins le Comité de soutien à Samuel et Jean-Salvy.



(Attention, lorsque vous recevrez la confirmation de votre signature à valider, celle-ci apparaît parfois dans les "messages indésirables".

Signer la pétition / De petitie ondertekenen. Signer la pétition / De petitie ondertekenen.


Liste des signataires de la pétition (2642)



suite : http://www.lapetition.be/en-ligne/violences-poitiers-soutien-aux-innocents-emprisonns-5237.html


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