Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 06:46

Carhaix

Carhaisiens rejugés.

300 personnes en soutien

 

http://www.letelegramme.com/images/2012/01/29/1582196_11405553-chxjouhostomafif-20120129-c138a.jpg

 

Près de 300 personnes se sont rassemblées hier pour soutenir les deux Carhaisiens, rejugés en appel dans le cadre du combat pour l'hôpital.

En 2008, pendant plusieurs mois, la population du Centre-Bretagne a mené un rude combat pour défendre les services de maternité et de chirurgie l'hôpital de Carhaix. Quatre ans après, la lutte est encore dans toutes les mémoires mais le combat s'est déplacé dans les prétoires. Des peines de six mois avec sursis et 5.000 € d'amende pour l'un, de quatre mois de prison ferme pour l'autre ont été requises contre Yann Manac'h et Bertrand Grimault rejugés en appel le 5janvier*. Ils sont poursuivis pour leur participation supposée à des dégradations commises en juin2008 à la sous-préfecture de Châteaulin. À l'appel des comités de défense, de vigilance, des usagers, de partis politiques, d'associations, de syndicats, près de 300 personnes se sont rassemblées, hier vers 15h devant la mairie, en soutien aux deux Carhaisie
ns;


«Une injure au peuple du Poher»

«Les peines requises sont totalement disproportionnées par rapport aux faits reprochés», s'insurgent les manifestants qui brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire: «Nous aussi y étions» ou encore «Une médaille, pas la prison». C'est en tout cas la teneur des prises de paroles qui se sont succédé. «Les manifestations étaient parfois spectaculaires, jamais violentes. Il n'y a eu aucun blessé à déplorer. Nous n'avons fait que défendre le droit à la santé «a rappelé le maire Christian Troadec. Marie-Laure Guillou, de son côté a lu un message de soutien de Roger le Gal, vice-président du comité de défense et de développement, qui s'est dit «choqué» par les réquisitions du parquet, qui selon lui, «font injure au peuple du Poher».

«L'Etat veut faire un exemple»

De leur côté, les deux Carhaisiens rejugés, qui réfutent les faits qui leur sont reprochés, ont apprécié ce soutien populaire. «Cela fait chaud au coeur et prouve que quatre ans après, les gens sont toujours unis», apprécie Yann Manac'h. Le délégué à l'agriculture à la ville de Carhaix dit ne rien regretter. «Des vies ont été sauvées grâce aux manifestations alors, ils peuvent prendre toutes les réquisitions qu'ils veulent, cela ne change rien. S'il fallait le refaire, je le referai. Je sais ce qui s'est passé à Châteaulin; je suis simplement rentré dans la sous-préfecture pour calmer les manifestants». Bertrand Grimault, lui aussi juge les réquisitions du parquet «hallucinantes et disproportionnées» avant d'ajouter. «Ma femme était enceinte à l'époque des manifestations. Mon fils est né à Carhaix et j'en suis fier. Les deux hommes pointent du doigt un «État revanchard» qui veut «faire un exemple» en s'attaquant «comme par hasard à un agriculteur et à un marin-pêcheur». Vers 15h45, le cortège a quitté la place de la Mairie pour se rendre à la gendarmerie, en faisant halte au passage devant l'hôpital. Yann Manac'h et Bertrand Grimault seront fixés sur leur sort le 16février. Un rassemblement de soutien est d'ores et déjà prévu ce même jour, à Rennes.

* En première instance, ils avaient été condamnés à 150€ d'amende chacun.

 

 

 

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/carhaisiens-rejuges-300-personnes-en-soutien-29-01-2012-1582196.php

 

 

 

anarchiecarhaixvent29sign

Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vent Libertaire 29
Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 06:42

Brest ville

Anonymous.

Une action contre

la censure du Web


 

http://brest.letelegramme.com/images/2012/01/29/1582160_11406398-bstanonymous-20120129-f111k.jpg

 

La journée nationale demobilisation contre la censure du Web aréuni des Anonymous, hier, à Brest.

«Anonymous est un régulateur d'Internet et de la démocratie internationale. C'est une idée, pas un parti politique», explique un jeune militant, le visage dissimulé par le célèbre masque de Guy Fawkes. «Nous manifestons aujourd'hui contre la censure du Web. L'Acta, un accord commercial anti-contrefaçon que 22 pays ? dont la France ? viennent de signer, s'apparente à Big Brother. Il a été négocié en secret et s'inscrit dans la lignée des lois Hadopi, Sopa et Pipa». Le traité, signé jeudi à Tokyo, vise à renforcer et harmoniser les moyens de lutte contre le téléchargement illégal et facilite notamment les procédures pour que les fournisseurs d'accès àInternet (FAI) divulguent aux ayants droit des informations sur les personnes soupçonnées decontrefaçon.

«Ras-le-bol»

«Ce traité, s'ilest signé par le Parlement européen, va autoriser les FAI àcontrôler les paquets de données de ses utilisateurs pour vérifier qu'ils ne contiennent pas de fichiers violant les droits d'auteurs. D'autre part, la fermeture de Megaupload par le FBI ouvre la porte à tous les abus. Beaucoup de professionnels utilisaient ce site pour stocker leurs fichiers. Nous ne sommes pas des hackers, la plupart d'entre nous ne téléchargent pas de fichiers illégaux. Nous voulons marquer les esprits et sensibiliser l'opinion sur ce traité. Ils'agit d'exprimer un ras-le-bol général».

 

 

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/anonymous-une-action-contre-la-censure-du-web-29-01-2012-1582160.php

anarchiecarhaixvent29sign

Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vent Libertaire 29
Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 06:26

Ca n’est pas l’école

qui fabrique le chômage.

Tous à la manif’

le 31 janvier.


 

 

"France 2, mercredi 4 janvier 2012, journal de 20 heures. David Pujadas : « Voici, sans aucun doute, l’une des racines du chômage structurel qui handicape la France : l’échec scolaire et ses 2 à 300 000 élèves qui sortent du système scolaire sans diplôme. »

Est-il bien vrai que les causes structurelles du chômage ont un rapport avec le niveau de qualification de la population ? Le rôle premier de l’école est-il de fabriquer des personnes employables ? L’exclusion fabriquée par le système scolaire français n’est-il pas pour partie le résultat de son pilonnage par les politiques libérales et par l’idéologie libérale ?

 Le « chômage des jeunes » : un arbre médiatique pour cacher la forêt du réel

Les libéraux et leurs médias répètent à l’envi qu’il y a un problème de « chômage des jeunes », de « chômage des seniors », de « chômage des personnes handicapées », etc. Pour monsieur Sarkozy, pour monsieur Hollande et pour l’ensemble des libéraux, la cause du chômage chez les jeunes serait l’inadaptation du système scolaire au marché de l’emploi. Pour le chômage des « seniors », la faute s’en trouverait dans le coût de l’embauche (c’est-à-dire le coût du travail). Ce discours vise à faire diversion sur les causes réelles du chômage en tant que phénomène structurel et donc sur les remèdes à y apporter. En trouvant des boucs émissaires, ils tentent :

  • de porter de nouveaux coups à la République à travers son école et le code du travail des salariés.
  • de faire oublier 40 ans de chômage structurel de masse.
  • de taire le fait que le chômage est inscrit dans la stratégie patronale pour re-discipliner un salariat qui était de plus en plus organisé depuis la fin du XIXe siècle.
  • de ne pas dire que le chômage est lié à la mise en place d’une monnaie forte (l’euro) qui a pour but de préserver le capital des plus riches de toute baisse provoquée par l’inflation.
  • de présenter le chômage comme un phénomène apolitique, alors qu’il est le produit du « marché de l’emploi » spécifique à la société capitaliste, qui, comme son nom l’indique, rabaisse le travail humain au rang d’une vulgaire marchandise.

Quels que soient les chiffres du chômage dans notre pays depuis quarante ans, la part des 25 ans et des plus de 50 ans parmi les chômeurs a toujours été plus importante pour une raison qui tient à l’essence même du « marché du travail » : une logique de concurrence. Les jeunes qui arrivent sur ce marché ont moins d’expérience à faire valoir que les demandeurs d’emploi qui ont un CV mieux garni. Quant aux plus anciens, ils coûtent plus cher et sont moins malléables. Dans la même logique de concurrence, les femmes et les personnes handicapées, jugées moins productives, connaissent un chômage plus fort.

Si le chômage était résiduel, un discours visant à faire baisser le chômage des plus jeunes s’entendrait parfaitement. Dans la situation d’un chômage structurel de masse, cela n’a pas le même sens. Le chômage affecte l’ensemble de la société, l’ensemble du monde du travail. Il affecte même indirectement les gens qui ont un emploi. C’est donc au chômage dans son ensemble et à ses causes qu’il faut s’attaquer. Le M’PEP propose une stratégie pour mettre fin au chômage en un seul mandat et propose que le droit à l’emploi devienne un droit opposable car c’est un droit constitutionnel. Lire à ce sujet :

http://www.m-pep.org/spip.php?article1035

Il y a en réalité une surqualification des demandeurs d’emploi

Selon certaines sources le niveau de connaissance d’un bachelier d’aujourd’hui serait comparable à celui d’un ingénieur de 1950. Le niveau général de connaissance et de qualification de l’ensemble de la population scolaire aurait considérablement augmenté depuis l’après-guerre, avec des nuances en fonction des domaines. Et c’est globalement une des grandes réussites du système scolaire. Le niveau des besoins en qualification des entreprises a suivi une courbe bien moins pentue. A tel point que de très nombreuses personnes en France sont sous-employées par rapport à leur niveau de qualification. Le décrochage scolaire ne signifie donc pas que ceux qui sortent sans qualification ont un niveau de connaissance et de compétence égal à zéro. Cela signifie qu’ils n’ont pas atteint le niveau de qualification qui leur permet de faire jeu égal avec les autres dans la compétition pour l’emploi.

Cette compétition bénéficie grandement aux employeurs qui peuvent embaucher pour le même salaire sur un poste donné une personne sans qualification ou une personne qualifiée. Ils peuvent mettre en concurrence les niveaux de qualification et tirer le coût du travail vers le bas. Dans la situation de chômage de masse que nous connaissons depuis 40 ans, les diplômes ne garantissent plus l’accès à l’emploi, ce qui aggrave la situation de ceux qui n’en n’ont pas. La compétition mondialisée des économies sert de justification à cet immense gâchis.

Au total, la mise en concurrence des travailleurs européens entre eux et avec le reste du monde provoque l’augmentation du chômage. En effet, les entreprises embauchent là où les salaires sont les moins élevés.

 Y a t-il une inadaptation des qualifications par rapport au marché de l’emploi ?

On entend dire régulièrement que certains secteurs du marché du travail ne trouvent pas assez de personnes à employer et qu’il y aurait donc un décalage problématique entre la formation scolaire et les besoins des entreprises. Cet argument est avancé par le patronat pour développer une dépendance toujours plus grande des salariés vis-à-vis du monde de l’entreprise. On a même vu une régionalisation de certains diplômes pour coller aux besoins de grandes entreprises locales. L’idéal pour le patronat serait que l’entreprise assure une formation et une qualification internes, spécifique à un poste, mais que le coût en soit assumé par la collectivité. C’est bien sûr l’exact contraire qu’il faut défendre au nom d’une école républicaine : une qualification qui assure à toute personne une grande autonomie et une haute polyvalence. Quant à l’adaptation au poste, le coût doit rester entièrement à la charge de l’entreprise.

Il est exact que certaines filières de formations manquent de candidats. Mais ce phénomène est à la marge et n’est pas significatif parmi les causes du chômage. Dans ce cas, il faut interroger le niveau des salaires et les conditions de travail. Certains métiers, dont celui d’ouvrier, ont été volontairement dévalorisés par l’idéologie libérale pour effacer la culture ouvrière (et ses valeurs) de l’imaginaire collectif. Rien d’étonnant par conséquent que les jeunes d’aujourd’hui méprisent parfois certains corps de métiers ou en ignorent même l’existence.

 L’élitisme du système éducatif

Le « décrochage scolaire », c’est-à-dire la sortie du système scolaire sans qualification, trouve sa source dans les causes générales de l’échec scolaire. Le premier facteur de l’échec scolaire est l’origine sociale des élèves. Cela a toujours été le cas pour la raison que l’école n’a jamais eu pour objectif, contrairement à ce qu’on lit et à ce qu’on entend très fréquemment, de permettre « l’ascension sociale » des personnes. Seuls 1% des enfants d’ouvriers accèdent aux grandes écoles depuis l’après-guerre. Et une quantité négligeable de ces 1% en sortent diplômés (la plupart ne parviennent pas au terme du cursus).

L’école française a toujours été élitiste. C’est d’ailleurs dans sa capacité à faire émerger des élites qu’elle est la plus réputée. La reproduction sociale des élites et de la pyramide sociale par l’école est une constante du système scolaire. Dans un système élitiste, il ne peut pas y avoir un égal accès aux diplômes ! Pour mettre fin à l’échec scolaire, il faut sortir des logiques élitistes – ce qui n’empêcherait aucunement la sélection par la qualification.

« L’égalité républicaine ne peut exister dans un pays où les lois civiles, les lois de finance, les lois de commerce rendent possible la longue durée des grandes fortunes. » Condorcet, 1787.

 Le productivisme appliqué de manière croissante à l’enseignement

On ne peut que s’inquiéter de l’augmentation du nombre d’élèves en échec scolaire, même si les chiffres existants se contredisent. Cependant, ce phénomène semble assez probable, pour la raison qu’il y a une aggravation de la compétition dans l’accès aux qualifications liée à l’aggravation de la compétition dans l’accès à l’emploi. Plus l’accès à l’emploi est difficile, plus l’école se comporte de manière sélective si elle est dans une recherche d’adaptation aux besoins du patronat. Or, c’est bien dans ce sens que se font les réformes successives.

  • Le principe des « niveaux de compétences » se substitue peu à peu au principe des diplômes et de métier. D’où ce concept provient-il ? Les grandes entreprises capitalistes ont besoin d’un personnel facilement mobile et interchangeable au sein de l’Union européenne. On sait déjà que la dérégulation inscrite dans les traités de libre-échange met les travailleurs européens en concurrence les uns avec les autres, et par conséquent, font augmenter le chômage et tirent les droits sociaux vers le bas. Mais il reste que les diplômes nationaux freinent cette mise en concurrence internationale en raison de leur imparfaite équivalence. Le principe de « validation de niveaux de compétences » harmonisés à l’échelle européenne est le résultat du travail de lobbying des grandes entreprises européennes en direction de la commission européenne chargée des systèmes scolaires nationaux (longtemps présidée par la socialiste Édith Cresson).
  • Le « recentrage sur les fondamentaux », c’est-à-dire dans la conception élitiste des libéraux, les mathématiques et le français. Un bachotage permanent complété par un infernal dispositif d’évaluation des élèves, survalorise la performance personnelle. Les conséquences en sont à la fois une baisse de l’enseignement des connaissances générales et la disparition de toute référence au plaisir d’apprendre. Tels sont les effets du remplacement d’une vraie pédagogie par les préceptes productivistes. Une conception des finalités de l’enseignement et de la scolarité calquée sur celle du travail, avec les mêmes conséquences : une recherche de la productivité conduisant à l’explosion des maladies « professionnelles » (dans le cas de l’école : les « dys » - dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, dysorthographie, etc.), symptômes de l’inadaptation au système. La réforme réactionnaire du système psychiatrique en cours dans le cadre européen (enfermement autoritaire et isolement des patients) est la réponse du système libéral aux destructions psychiques provoquées dans la population par la recherche sans fin de plus de productivité. Des expérimentations sont d’ailleurs en cours dans les écoles, à la demande des institutions européennes, pour détecter dès la petite enfance les signes de l’inadaptation et leur traitement par la psychiatrie. Tel se présente le dangereux mouvement pour la médicalisation de la difficulté scolaire.
  • « L’assouplissement » de la carte scolaire, s’inscrit dans une logique de concurrence généralisée basée sur les résultats : concurrence des établissements, des enseignants et des élèves.

 Le changement des missions du système scolaire se fait dans une optique antirépublicaine

Bien qu’élitiste, le système scolaire républicain avait historiquement une mission émancipatrice : donner aux individus les moyens intellectuels de comprendre le monde dans lequel ils vivent, leur permettre de s’insérer dans ce monde et disposer d’outils conceptuels pour intervenir sur ce monde. Même si cette perspective était loin d’être parfaitement réalisée, les libéraux n’ont eu de cesse de la remplacer par la fabrication de futurs salariés dociles et adaptés aux besoins de la sphère productiviste-marchande. Ainsi, les changements successifs des programmes scolaires ont introduit des principes antirépublicains :

  • la notion de minimum scolaire (« socle commun ») visant prioritairement les élèves des milieux défavorisés a été développée dans le même temps que les moyens de l’aide (en personnel qualifié) aux élèves étaient dramatiquement réduits, traduisant un renoncement radical d’avec une école égalitaire ;
  • l’enseignement obligatoire de l’anglais et de la culture anglo-saxonne dès les petites classes, en lieu et place d’une initiation à la diversité des langues vivantes et à l’ouverture sur le monde. L’anglais est la langue utilisée par le système économique marchand dans une optique colonialiste. Aujourd’hui, c’est la langue de la mondialisation libérale, celle des patrons des grandes firmes transnationales. C’est par conséquent celle que les salariés doivent maîtriser pour permettre à l’entreprise de conquérir de nouveaux marchés extérieurs. Celle qu’ils doivent maîtriser pour être « transplantables » d’un pays à l’autre et pour être plus facilement interchangeables. Il y a aujourd’hui plus de mots en anglais sur les murs de Paris qu’il n’y avait de mots en allemand durant l’Occupation.

La vassalisation des enseignants et la caporalisation du pouvoir au sein des établissements. En 1951 le pouvoir politique a mis en place un statut des enseignants dans le but de leur permettre de remplir leur mission laïque et de les protéger des pressions religieuses, politiques et marchandes. Ce statut est régulièrement attaqué, comme l’est l’ensemble des statuts de la fonction publique. L’annonce faite récemment de la mise en place d’une évaluation des enseignants par leur chef d’établissement (en lieu et place d’un personnel spécifique extérieur à l’établissement) est le résultat d’une volonté d’installer un caporalisme en lieu et place de toute forme collégiale de prise de décision ; les hôpitaux et les universités connaissent une semblable dérive.

 L’affaiblissement des principes de service public d’éducation

La suppression massive des moyens affectés à l’école (80 000 postes supprimés depuis 2005) fait augmenter les effectifs dans les classes et amenuise dramatiquement les moyens de l’aide aux enfants rencontrant des difficultés. C’est le résultat du non-remplacement d’un fonctionnaire partant en retraite sur deux inscrits dans la RGPP (révision générale des politiques publiques). Cette loi est une traduction dans le droit national des traités européens visant à l’affaiblissement des services publics au bénéfice des services marchands. Pour preuve, il suffit de voir comment fleurissent les grandes sociétés privées de soutien scolaire et de connaître les lois mises en place ces dernières années pour faire financer les écoles privées par l’argent public.

 La surveillance sociale

L’Éducation nationale a grandement augmenté ses outils de gestion statistique de la population scolaire grâce à l’informatisation. Tous les élèves ont désormais, dès l’âge de trois ans, un matricule qui ne les quittera plus et auquel sont associés des fichiers rassemblant des données toujours plus nombreuses et précises sur leur parcours scolaire. Des fichiers dont la compatibilité avec les logiciels de la police, de la justice, des services sociaux et de certaines grandes entreprises sont avérés. Des fichiers dont la gestion est d’une telle opacité que même les services désormais vassalisés de la CNIL n’ont pas pu faire autrement que de les dénoncer... dans un silence médiatique assourdissant.

Il y a peu de place pour le hasard dans le système médiatique. Vingt-quatre heures après les propos de monsieur Pujadas, Nicolas Sarkozy annonçait son intention de faire travailler davantage les enseignants sans que cela coûte plus cher à l’État, en prétextant l’urgence de l’échec scolaire. Et des réformes du système scolaire pour faire baisser le « chômage des jeunes ». Il faut bien comprendre que dans la logique du système libéral européen, l’école ne sera JAMAIS assez adaptée aux besoins du patronat.

L’école ne doit pas servir à formater un simple travailleur-marchandise. Elle doit former le citoyen complet, cultivé, ouvert sur le monde et aux autres. Ce sont ces citoyens, par leurs exigences issues de leur formation, qui détermineront les biens et services à produire en fonction de l’intérêt général national et international. Ce n’est évidemment pas l’économie marchande, fondée sur la recherche du profit privé maximal à court terme, qui doit indiquer les qualifications dont elle a besoin.

 

 

 

http://www.m-pep.org/spip.php?article2498

 

 

 

 

soutien:

vent29sign

Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vent Libertaire 29
Voir les 0 commentaires
Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 07:26

Anonymous France !

Message pour Nicolas Sarkozy

 

 

 

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=uRQHGZQy2zQ&feature=related

 

vent29signv29hellsanarchiecarhaix

 

 

Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vent Libertaire 29
Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 04:32

Charte

de l’anarchisme social


 

1. L’anarchisme social, quels que soient les courants qui le structurent historiquement, est une proposition politique générale et cohérente, évolutive, inventive et innovante. II est en lutte contre toutes les formes de dominations et d’exploitations, contre le capitalisme et contre le pouvoir imposé et les assujettissements dont le noyau central est constitué par les appareils étatiques.


2. L’anarchisme social se définit comme une proposition théorique et culturelle générale capable de s’associer et de s’agréger à des avancées théoriques et à des pratiques de lutte nouvelles.


3. L’anarchisme social est une des expressions générales des mouvements d’émancipation, des luttes sociales et des luttes prolétariennes.


4. L’anarchisme social propose, aux mouvements de lutte sociale, la construction systématique d’un mouvement fédéré et solidaire des émancipations. Nous luttons contre les différentes formes du pouvoir notamment étatiques qui matérialisent un rapport social qu’il s’agit de critiquer, de détruire et de dépasser.


5. L’anarchisme social se définit politiquement et stratégiquement par une politique générale d’action directe, donc d’auto-organisation, d’auto-émancipation, de libération, de construction radicalement démocratique – entendue dans le double sens d’une accumulation de puissance hors de l’État et contre lui et d’une cohérence entre fins et moyen de la lutte – qui fait que les combats et les organisations d’aujourd’hui constituent une utopie combattante, concrète et critique, en résonance avec la société nouvelle que nous voulons construire.


6. L’anarchisme social met au cœur de son effort militant la construction stratégique de ce mouvement général d’émancipation, de coordination des luttes, de développement systématique de contre-pouvoirs face au système d’exploitation et de domination, préparant ainsi, par cette fédération des combats, un changement révolutionnaire qui ne peut être que le fruit de l’engagement libre et conscient des individus et des mouvements sociaux ayant la puissance de changer radicalement la société pour leur émancipation.

 

 

http://www.federation-anarchiste.org/spip.php?article1029

 

 

 

 

soutien:

anarchiecarhaixvent29sign

 

Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vent Libertaire 29
Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 04:22

Soldes monstres :

Offrez-vous

un allocataire RSA

pour 50 euros par mois !


 

 

Soldes monstres sur la valeur travail : Offrez-vous un allocataire RSA pour 50 euros par mois ! Le Medef, syndicat des gros patrons de France, l’a rêvé. Sarkozy (représentant à temps complet du Medef) l’a fait. A sa manière, il "encourage la valeur travail". Ca prend la forme d’une gigantesque braderie :

Il est désormais possible de "s’offrir" un travailleur français pour... 50 euros par mois ! Ceci pour une embauche de sept heures par semaine, dans le cadre d’un CUI-CAE. En effet, avec toutes les exonérations de cotisations et les aides, ça ne coutera que 50 euros par mois à la structure publique ou associative, dans les onze "département-tests" qui osent mettre en place cette humiliation.

Le salarié, lui, touchera 170 euros par mois. Tant qu’il gardera sa patience. Un jour peut-être le salarié à 7 heures par semaine en aura marre d’être patient, marre de passer de structure d’insertion à l’interim d’insertion, de temps partiel subi au CDD court, de petit boulot en petit boulot. De salaires de misère... A salaires de misère.

Et alors il réclamera son dû, c’est à dire un emploi décent à salaire décent. La vraie valeur du travail, n’est-elle pas celle qu’on veut bien lui donner ?

Alors, quelle valeur donner au travail ? Celle donnée par la bande du Fouquets ? :

La valeur pour les actionnaires, le travail en miettes pour le peuple ?

Ca fait quarante ans que ça dure : Les patrons veulent un monde où les travailleurs seraient toujours moins payé, pour augmenter la plus-value versée aux actionnaires. Ce qui implique de s’attaquer au SMIC, aux conventions collectives, aux accords de branches, et aussi... Aux cotisations sociales payées par les patrons.

Une autre stratégie patronale consiste à établir comme NORME le recours au temps partiel subi. Il serait donc, selon le Medef et ses laquais du gouvernement, NORMAL de travailler pour un demi-smic, un tiers de smic, ou, encore mieux : 7 heures par semaine.

L’argent de la fraude fiscale, l’argent des exonérations et aides de toutes sortes, permettrait de renflouer toutes les caisses de sécurité sociale, et de relancer l’emploi en France. Sarko et ses tueurs préfèrent s’en prendre à des proies plus faciles dans l’opinion publique. Les immigrés, les roms, les fonctionnaires, les chômeurs, les allocataires du RSA d’être des fraudeurs, des feignants, des parasites.

L’aubaine est fabuleuse pour le Medef : Les patrons peuvent continuer à mettre la pression sur les travailleurs en poste qui ont peur de se retrouver au Pôle emploi. Les salaires stagnent, les conditions de travail se durcissent. Certains font faire des heures supplémentaires pas payées à leurs salariés. La sécurité au travail diminue. L’évolution de carrière est de plus en plus aléatoire. Les syndicalistes, les fortes têtes, sont matées.

Conséquence : Ca paie de moins en moins de travailler ! Le problème de fond est le salaire des travailleurs. Il est plus que temps de redistribuer les richesses dans ce pays. Il est plus que temps que tous les travailleurs puissent vivre dignement de leur travail. Si les travailleurs étaient mieux payés, ils pourraient consommer plus, et donc relancer l’économie. Nous avons en France les moyens de payer tout le monde à 1700 euros bruts par mois. Mais pour ça il faudrait bloquer les hauts revenus à 30.000 brut par mois... Et la bande du Fouquets ne veut pas lâcher ses privilèges.

Quand allons-nous nous réveiller, et défendre, enfin, nos intérêts ?

Allocataires RSA, salariés privés d’emploi indemnisés ou non, CDD, CDI, temps partiels : Nous sommes tous des travailleurs. Nous voulons tous EXISTER dans la société. Nous voulons une VRAIE place dans cette société.

Battons-nous, tous ensemble, pour un emploi décent, un salaire décent

Car nous le valons bien !

 

 

source : CGT chômeurs rebelles du Morbihan

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article124710

 

 

 

soutien :

vent29sign

Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vent Libertaire 29
Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 04:13

[Racisme d'État]

Publication d’un rapport

de Human Rights Watch

sur « les contrôles

d’identité abusifs en France »


 

France : Des contrôles d’identité abusifs visent les jeunes issus des minorités

Les abus de pouvoir commis par la police portent préjudice à ses relations avec les minorités.

(Paris, le 26 janvier 2012) – La police  française utilise certains pouvoirs trop étendus dont elle est investie pour procéder à des contrôles d’identité abusifs et non justifiés visant des garçons et de jeunes hommes noirs et arabes, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.

Le rapport de 62 pages, intitulé « La base de l’humiliation : Les contrôles d’identité abusifs en France », révèle que les jeunes issus des minorités, dont des enfants n’ayant pas plus de 13 ans, font fréquemment l’objet de contrôles comprenant des interrogatoires prolongés, des palpations portant atteinte à leur intimité, ainsi que des fouilles d’objets personnels. Human Rights Watch a constaté que ces contrôles arbitraires peuvent avoir lieu même en l’absence d’un signe quelconque d’infraction. Les propos insultants, voire racistes, ne sont pas rares, et certains contrôles donnent lieu à un usage excessif de la force par la police.

« Il est choquant que des jeunes noirs et arabes puissent être, et soient, obligés de se mettre contre un mur et soient malmenés par la police en l’absence de réelles preuves d’infraction », a souligné Judith Sunderland, chercheuse senior sur l’Europe occidentale à Human Rights Watch. « Mais en France, si vous êtes jeune et que vous vivez dans certains quartiers, cela fait partie de la vie. »

Le rapport se fonde sur des dizaines d’entretiens réalisés avec des citoyens français appartenant à des groupes minoritaires, dont 31 enfants, à Paris, Lyon et Lille.

La loi française confère à la police de vastes pouvoirs pour effectuer des contrôles d’identité même en l’absence de soupçons d’acte délictueux, entre autres dans des centres de transport et dans tout lieu désigné par un procureur. Ces contrôles ne sont pas systématiquement consignés dans un rapport de police, et les personnes contrôlées ne se voient remettre aucun document écrit expliquant ou rendant compte de la procédure. La plupart des personnes interrogées par Human Rights Watch n’avaient jamais été informées des motifs des nombreux contrôles qu’elles avaient subis. En raison du manque de données enregistrées, il est difficile d’évaluer l’efficacité ou la légalité des contrôles, a affirmé Human Rights Watch.

Les témoignages publiés dans le rapport viennent s’ajouter aux preuves statistiques et autres récits qui indiquent que la police française a recours au profilage ethnique — c’est-à-dire qu’elle prend la décision d’opérer des contrôles en se fondant sur l’apparence, entre autres la race et l’appartenance ethnique, plutôt que sur le comportement réel des personnes ou sur des soupçons raisonnables d’infraction.

Farid A., un jeune de 16 ans habitant Sainte-Geneviève-des-Bois, en région parisienne, a expliqué que lui et cinq amis avaient été contrôlés à trois reprises près de la Tour Eiffel. « On sort du métro, contrôle. On marche 200 mètres, autre contrôle. On marche 200 mètres, et autre contrôle. Il y avait tout le monde, mais ils ont contrôlé que nous. »

Une étude publiée en 2009 par l’Open Society Justice Initiative et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a établi qu’en France, comparativement aux Blancs, les probabilités de contrôle étaient six fois plus élevées pour les Noirs, et près de huit fois plus élevées pour les Arabes. Bon nombre de personnes interrogées par Human Rights Watch étaient convaincues que leur ethnicité, conjuguée à une tenue vestimentaire associée aux banlieues, jouait un rôle important.

« Contrôler les gens à cause de leur couleur de peau revient à gaspiller les ressources de la police et engendre du ressentiment à l’égard des policiers », a fait remarquer Judith Sunderland. « Les opérations de police devraient s’appuyer sur des preuves et des renseignements, pas sur des stéréotypes. »

Lors des contrôles, les jeunes issus des minorités doivent souvent subir des palpations humiliantes et une fouille de leurs objets personnels. Les palpations peuvent porter atteinte à leur intimité — Saïd, un jeune homme de 25 ans de Lyon, nous a confié, « Ils nous touchent de plus en plus les parties intimes » — et bon nombre de jeunes interrogés s’en sont plaints. Les membres des forces de l’ordre justifient les palpations en les présentant comme une mesure de sécurité nécessaire, mais leur utilisation, pourtant systématique, n’est pas clairement réglementée par la loi française.

Human Rights Watcha également recueilli des témoignages inquiétants de violence lors de contrôles d’identité. Des personnes ont notamment déclaré avoir été giflées, frappées à coups de pied ou visées par une arme à décharge électrique.

Ismaël Y., un jeune de 17 ans habitant en banlieue sud de Paris, a été contrôlé par la police en compagnie d’un groupe d’amis devant la gare de banlieue de Sainte-Geneviève-des-Bois début 2011. « Lorsqu’on était avec les mains contre le mur, je me suis tourné vers lui [le policier qui le fouillait] et il m’a frappé la tête. J’ai dit quelque chose comme “pourquoi vous me frappez”, et il m’a dit “ferme ta gueule, tu veux un coup de gazeuse [lacrymogène] ou quoi ?” »

Le refus d’obtempérer lors d’un contrôle d’identité, ainsi que le fait de poser trop de questions ou de protester contre la manière d’être traité peuvent déboucher sur des plaintes administratives ou pénales telles qu’« outrage à agent ». Cela ajoute une dimension coercitive aux contrôles d’identité et dissuade les gens de faire valoir leurs droits, a expliqué Human Rights Watch.

Yassine, un jeune de 19 ans de Lille, a déclaré que lors d’un contrôle d’identité, des policiers lui avaient asséné des coups de pied après qu’il leur avait prouvé où il avait passé la soirée. Il avait ensuite passé 15 heures en garde à vue pour outrage à agent avant que les charges ne soient abandonnées et qu’il soit libéré.

Les contrôles d’identité abusifs ont un impact profondément négatif sur les relations entre la police et les communautés, a souligné Human Rights Watch. La colère refoulée face aux abus de la police, entre autres face aux contrôles d’identité musclés, a joué un rôle significatif dans les émeutes dont la France a été le théâtre en 2005, et semble être à la base d’innombrables conflits de moindre intensité entre la police et les jeunes des zones urbaines défavorisées partout dans le pays.

Human Rights Watch a fait remarquer que les expériences de contrôles répétés tout au long d’une journée ou le fait d’être choisi pour un contrôle au milieu d’une foule d’autres personnes renforcent le sentiment qu’ont les jeunes issus des minorités d’être pris pour cible.

Le comportement irrespectueux de la police, entre autres l’usage habituel du tutoiement et d’insultes, accentue ce ressentiment. Certaines personnes interrogées en vue du rapport ont déclaré avoir été traitées de « sale bougnoule » ou de « bâtard d’Arabe ». Un jeune de 19 ans habitant Lille a signalé qu’il avait été traité de « sale bougnoule » tant de fois que « ça nous choque plus, c’est normal ». Un garçon de 13 ans d’Évry, en région parisienne, a confié qu’un policier l’avait traité de « sale négro ».

Le droit international et le droit français interdisent la discrimination, l’ingérence injustifiée dans l’exercice du droit à la vie privée, ainsi que les violations de la dignité et du droit à l’intégrité physique. Les normes nationales et internationales exigent également que la police traite les gens avec respect.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement français à reconnaître les problèmes posés par les pouvoirs conférés à la police pour les contrôles d’identité, et à adopter les réformes juridiques et politiques nécessaires pour prévenir le profilage ethnique et les mauvais traitements lors des contrôles. Tous les contrôles d’identité et palpations devraient être fondés sur des soupçons raisonnables et individualisés. Toute personne contrôlée devrait se voir remettre une preuve écrite de l’interpellation, reprenant des informations pertinentes telles que ses données personnelles, les noms des agents ayant procédé au contrôle, ainsi que la base juridique de celui-ci.

La police devrait également consigner tous les contrôles dans un registre interne, et le gouvernement devrait publier régulièrement des données ventilées à ce sujet. Toute discrimination de la part de membres des forces de l’ordre devrait être explicitement interdite.

« Franchement, les relations entre la police et les minorités sont déplorables en France, et tout le monde le sait », a conclu Judith Sunderland. « L’adoption de mesures concrètes visant à prévenir les contrôles d’identité abusifs — l’une des principales sources de tension — constituerait un véritable pas en avant et apporterait un réel changement dans la vie quotidienne des gens. »

Témoignages tirés du rapport :

Ouamar C., 13 ans, Paris :
« J’étais avec mes amis assis dans un coin… et ils sont venus nous contrôler. Je n’ai pas parlé car si tu parles, tu es embarqué. Ils ont ouvert ma sacoche. Ils ont aussi cherché sur mon corps. Ça se passe comme ça chaque fois. Ils n’ont rien trouvé sur moi. C’est la première fois que ça se passe devant l’école. Ils disent “Mettez-vous contre le mur”, ils fouillent, à la fin ils disent merci et ils s’en vont… Ça fait peur au début quand on me contrôle. Maintenant je commence à m’habituer. »

Haroun A., 14 ans, Bobigny :
« J’étais dans le centre commercial avec des copains en train de s’amuser. Ils [les policiers] viennent avec leurs armes et ils nous braquent. Il y avait trois policiers. Ils nous ont dit “contrôle d’identité”. Deux avaient dans les mains les flash-balls [armes qui utilisent des balles de caoutchouc]. J’étais avec cinq ou six amis. On ne faisait rien. Tout le temps ils nous contrôlent comme ça. Quand on est en groupe tout de suite ils nous contrôlent. Ils ont demandé si on avait des trucs. Ils nous mettent contre un mur, ils nous fouillent même dans les chaussettes et les chaussures. Ils n’ont rien trouvé. Les papiers ils demandent, mais pas tout le temps. »

Halim B., 17 ans, Lille :
« Le bus s’arrête et la police monte. J’étais assis au fond. C’était à 7h20 du matin. Le bus était rempli… Ils ont désigné un mec et lui ont dit, “tu te lèves et tu descends avec nous”. Je regardais, je croyais que c’était un criminel, et ils m’ont désigné aussi pour descendre. Trois personnes sont descendues, et il y avait deux Arabes sur trois. Le bus était rempli, il y avait plein de monde debout. Il y avait plus de Français [Blancs] dans le bus (…) Les contrôles, ils [les policiers] ont le droit de les faire autant de fois qu’ils veulent mais franchement, j’étais gêné. Je me suis senti comme si j’étais un cambrioleur, un délinquant poursuivi. J’avais peur quand ils m’ont désigné pour descendre. Je me demandais ce que j’avais fait. Quand je suis descendu [du bus], ils ont dit “contrôle, est-ce que vous avez rien d’illicite sur vous, videz vos poches”. Ils ont fouillé mon sac, puis je suis parti. Je suis arrivé un peu en retard à l’école. Franchement, j’étais pas mal habillé ou quoi, j’allais à l’école. »

Communiqué de presse de Human Rights Watch, 26 janvier 2012.

 

 

https://juralib.noblogs.org/2012/01/26/racisme-detat-publication-dun-rapport-de-human-rights-watch-sur-les-controles-didentite-abusifs-en-france/

 

 

 

 

vent29sign

Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vent Libertaire 29
Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 04:10

Les Bac pro

« Métiers de la sécurité »

travaillent


 

Carcassonne. Lycéens et policiers simulent une émeute

Caillaser (avec des balles de tennis) et insulter (avec beaucoup de retenue dans les propos) les policiers impunément ! Un honneur que certains caressent sûrement, mais que les élèves de Bac pro section « Métiers de la sécurité » du lycée Jules-Fil, ont pu réaliser, hier après-midi.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327620163.jpg

En participant, dans les usines désaffectées de la Someca, route Minervoise à Carcassonne, à des manœuvres de maintien de l’ordre, qui ont rassemblé une trentaine de fonctionnaires de Carcassonne, Narbonne et Castelnaudary.

Après une journée de cours théoriques à la CRS 57, les policiers sont passés à l’épreuve pratique, sur le terrain, encadrés, notamment, par deux enseignants du centre de formation de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP). La situation à laquelle devaient faire face les policiers : une bande de jeunes inonde de cailloux et d’insultes une patrouille de police. Des renforts arrivent, lesquels sont à leur tour copieusement arrosés de projectiles et conspués. Les jeunes, au départ peu nombreux, sont rejoints par d’autres, et affrontent en bataille rangée les policiers. Mais force doit rester à la loi, et les fonctionnaires doivent repousser leurs assaillants, tout en procédant, si possible, à l’interpellation de l’un des fauteurs de troubles. Une action qui peut s’avérer très utile afin de procéder, plus tard, à d’autres arrestations ! Portant casques, gilets pare-balles, jambières et boucliers, ils chargent, matraque au poing, les assaillants, qui finissent par reculer. L’un d’eux est monté dans un fourgon, tandis que les forces de l’ordre quittent les lieux, pied au plancher. Et pour couvrir leur retraite, l’usage d’une grenade de désencerclement est fortement conseillé.

L’effet est immédiat. L’engin claque très fort, et projette dans les secondes qui suivent l’explosion, des morceaux de caoutchouc très durs, qui vous caressent les tibias et les genoux avec une douceur peu commune. C’est toujours mieux que de faire donner la troupe !

Leur presse (Rémi Lebrère, LIndependant.fr), 26 janvier 2012.


Carcassonne. Une émeute fictive de lycéens pour entraîner les policiers

Lycéens et policiers ont simulé une émeute fictive, pour un entrainement, mercredi, dans les locaux désaffectés de la Someca, route Minervoise, à Carcassonne.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1327620214.jpg

Les élèves du bac Pro, section « Métiers de la sécurité », du lycée Jules Fil, ont joué les agresseurs en caillassant les policiers avec des balles de tennis et en les injuriant (avec modération toutefois).

Cette épreuve pratique sur le terrain, sous la direction de Pascal Dumas, le directeur départemental de la sécurité publique a permis aux fonctionnaires de police (une trentaine) de se retrouver en situation — souvent — réelle.

Les policiers sont parvenus à contenir « l’émeute » virtuelle et a interpellé les fauteurs de trouble.

Cette opération a permis, à l’évidence, de parfaire la technique des forces de l’ordre.

Pascal Dumas se déclarait satisfait de cette « simulation ».

Leur presse (Le Magazine du Carcassonnais), 26 janvier 2012.

 

 

https://juralib.noblogs.org/2012/01/27/carcassonne-les-bac-pro-metiers-de-la-securite-travaillent/

 

 

 

 

 

 

vent29sign

Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vent Libertaire 29
Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 04:04

[Police partout]

Intrusion policière

chez des camarades

à Nancy


 

Qui nous protège de la police ?

Nous sommes trois étudiants et vivons en collocation à Nancy. Ce matin, le 26 janvier 2012 à 7h30, des policiers en uniforme et en civil sont venus tambouriner violemment à notre porte en nous sommant d’ouvrir, sans aucune explication ni preuve d’autorisation justifiant leur présence. Pris de panique, nous n’avons pas ouvert la porte.

Devant notre réaction ils sont montés chez nos voisins du dessus. Ceux-ci ont ouvert alors que les policiers leur signifiaient qu’ils recherchaient un individu, leur ordonnant de les laissé rentrer à l’intérieur. Nos voisins ont demandé un document justifiant leur requête, les policiers ont rétorqué qu’ils n’étaient pas « aux États-Unis ». Ignorant leurs droits nos voisins les ont laissés entrer. Après un rapide état des lieux et voyant qu’il n’y avait personne, ils sont ressortis. Suite à cela, ils sont revenus à notre étage pour recommencer leurs sommations.

Au bout de trente minutes ils ont enfoncé la porte et environ quatre ou cinq policiers en civil et en uniforme sont entrés. Nous étions deux dans une chambre (une habitante et l’un de ses amis) et le troisième dans une autre. L’un des policiers est alors entré arme au poing dans la première des chambres sans demander nos identités. Une personne était dans le lit et l’autre debout, voyant que cette dernière n’était pas l’individu recherché le policier l’a écarté et s’est précipité sur le lit. La personne qui s’y trouvait lui faisait face et a immédiatement levé les mains en l’air ce qui n’a pas empêché le policier de le gifler violement, de l’immobiliser sur le lit avec ses genoux avant de braquer son arme sur sa tempe. Ne l’identifiant pas comme la personne recherchée, il a relâché son étreinte et l’a menacé du poing.

En même temps, d’autres policiers fouillaient l’appartement (fouille des placards, matelas retournés, toutes les pièces visitées et une valise d’ouverte). Une chambre dont la propriétaire était absente a été fouillée. À ce moment l’une des habitantes a demandé si ils avaient un mandat pour perquisitionner et un policier lui a simplement rétorqué que « nous n’étions pas dans une série TV » et que de toutes façons ils « avaient l’autorisation du parquet pour ouvrir la porte ». Cependant aucune autorisation officielle ne nous a été présentée. Après avoir pris nos identités et celles de nos voisins, ils sont ensuite repartis comme ils sont arrivés, sans plus d’explications.

En tant que militants politiques nous prenons part depuis un certain temps aux luttes sociales sur Nancy et ailleurs et sommes exposés à la répression policière. Depuis un an cette répression va crescendo, entre coups de pression dans la rue et convocations officieuses, les coups tordus se multiplient. Mais aujourd’hui nous avons franchi un nouveau cap et cela nous pousse à sortir de notre mutisme, à dénoncer cet usage abusif et illégitime de la force, cette violence policière tant psychologique que physique. Nous condamnons ces actes, malheureusement trop répandus à Nancy comme ailleurs.

Des personnes révoltées

 

 

 

https://juralib.noblogs.org/2012/01/27/nancy-qui-nous-protege-de-la-police/

 

 

 

vent29sign

Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vent Libertaire 29
Voir les 0 commentaires
Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 03:54

Liberté en promo !


 

Ce tesque est bien entendu vendu un prix fou au marché des commerçants en art qui s'astiquent chez la mère Hadopi. Pffff, j'en prends des rikses moi !

Passe le chiffon !


A la liberté d’être un con

A la liberté d’aimer la pluie

A la liberté de pleurer

A la liberté d’être triste

 

A la liberté d’aimer les cons

A la liberté d’aimer le soleil les jours de pluie

A la liberté d’avoir trop pleuré de rire

A la liberté de moquer la tristesse

 

A la liberté des cons de droite

A la Liberté des anti- libéraaux

A la liberté des hommes et des femmes

A la liberté des enfants

 

A la liberté des pléonasmes

A la liberté des ânes et des veaux

A la liberté pour les hommes de comprendre les femmes

A la liberté de rester un sale gosse

 

A Ta liberté

A Ton courage

A Ton orgueil

A ta voix

 

Pour qu’elle dure plus qu’un été

Pour que je ne m’étouffe pas de rage

Pour ne naisse le mien

Pour faire hurler le silence

 

A la liberté de ces sales gosses qui ne se résignent pas

A la liberté de ceux qui m’ont donné la voix

A la liberté pas chère

A la liberté trop chère

 

Carland

 

 

Source :

http://www.latetocarhaix.org/article-liberte-en-promo-97934529.html

 

 

 

 

 

 

 

Soutien:

vent29signanarchiecarhaix


Communauté : ANARCHISTE et/ou LIBERTAIRE - Par Mailgorn Gouez - Ecrire un commentaire - Publié dans : Vent Libertaire 29
Voir les 0 commentaires

Présentation

Catégories

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recommander VentLibertaire29

Créer un Blog

Les Images



Les Images de
Maligorn Gouez

(ventlibertaire29)


ne sont pas à vendre.

Alors faites comme tout le monde,


VOLEZ-LES !!!


anarchiecarhaix


v29hells


ventlib2.jpg


 

http://img.over-blog.com/420x315/2/06/92/00/787-ecole-en-danger-bWF4LTQyMHgw.jpg


not welcome

 

faf


hadopi


















megaphone






























rubantisarko

sarkooutside.jpg


unecqfd75rouge


plogoff










ruban de la paix

_______________________________________


Ecrire aux militants
d’Action directe incarcérés !

 
Jean-Marc Rouillan
147575
CP Marseille
Centre de semi-détention
230 chemin de Morgiou,
13404 Marseille cedex 20



___________________

intifada

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés